geheim.land Recherche Politique
8 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Vous avez évoqué la loi de 2017. Je crois que j’ai été le seul à voter contre cette loi, pas parce qu’elle ajoutait des éléments de caractérisation justifiant la violence par tir des policiers, mais parce qu’elle a transformé totalement la doctrine de police et la doctrine pénale en général. Jusque-là, la légitime défense était rendue possible lorsqu’il y avait des activités suspectes. On a remplacé l’expression « activités suspectes » par « comportements suspects ». Qu’est-ce qu’un comportement suspect lors du contrôle d’un véhicule ? Quelqu’un qui fait un geste, qui regarde dans sa boîte à gants, qui se met un doigt dans le nez ? C’est comme cela qu’un jeune Nahel meurt, parce que le texte qui codifiait à ce moment-là ce qui était autorisé ou non donnait la possibilité, de façon disproportionnée, à la police et à un policier, mal intentionné peut-être, ou mal formé, ou sans discernement, de commettre le pire, c’est-à-dire de tuer un de nos jeunes.Cessons le déni ! Vous parlez du déni des uns ; je parlerai du vôtre. Lorsque des enquêtes universitaires – et j’imagine que vous ne mettez pas en cause la recherche, monsieur le ministre –…
La source — assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Il faut rester prudent quand on avance certaines choses.
Les tirs tendus sont interdits !
Le tir tendu n’est pas interdit dans toutes les circonstances.
La parole est à M. Pouria Amirshahi.
(La prise de parole ci-dessus)
…établissent clairement que, depuis la loi de 2017, il y a des cas aggravés de violences, jusqu’à des morts plus nombreux qu’au cours des cinq années précédentes – cela a été rappelé ce matin –, quelles conséquences en tirez-vous ? Un ministre républicain accompli – je ne doute pas que vous soyez un républicain,... Lire ▸