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8 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
…établissent clairement que, depuis la loi de 2017, il y a des cas aggravés de violences, jusqu’à des morts plus nombreux qu’au cours des cinq années précédentes – cela a été rappelé ce matin –, quelles conséquences en tirez-vous ? Un ministre républicain accompli – je ne doute pas que vous soyez un républicain, quoique le concours d’amabilités avec le Rassemblement national me dérange – devrait normalement taper du poing sur la table et dire, avec une autorité de ministre, que cela suffit et qu’il va s’attaquer au chantier permettant de faire de la police républicaine une police républicaine vraiment accomplie. Notre Révolution française n’est jamais achevée, monsieur le ministre. Nous ne sommes pas parfaits, notre police non plus. Votre rôle, comme le nôtre au demeurant, c’est de l’améliorer.Dans le contexte géopolitique actuel, qui ne met pas la France à l’abri d’une bascule demain dans un régime illibéral et autoritaire – l’extrême droite est potentiellement aux portes du pouvoir, comme aux États-Unis et ailleurs –, que restera-t-il demain de digne dans le bilan que vous aurez laissé, s’ils se trouvent, demain, à la tête du pays, avec une police dotée de pouvoirs exorbitants, encore renforcés ? En démocratie, le contrôle est une vertu, et il n’est pas infamant pour la police d’être contrôlée – je dis bien contrôlée, pas autocontrôlée.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Pouria Amirshahi.
Vous avez évoqué la loi de 2017. Je crois que j’ai été le seul à voter contre cette loi, pas parce qu’elle ajoutait des éléments de caractérisation justifiant la violence par tir des policiers, mais parce qu’elle a transformé totalement la doctrine de police et la doctrine pénale en général. Jusque-là, la légitime... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre.
D’abord, pour compléter ma réponse à la question précédente, il faut être précis techniquement. Il y a des gestes réglementaires qui doivent s’accomplir dans certaines conditions et des gestes qui, en temps normal, sont interdits. Mais, monsieur le député, quand vous êtes en légitime défense, quand vous êtes pris à... Lire ▸
Super !