geheim.land Recherche Politique
6 octobre 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
N’avez-vous rien de mieux à dire à un ministre de l’intérieur dont vous dites qu’il applique la proportionnalité ? Proportionnel, un ministre de l’intérieur qui dit à la télévision, il y a quatre jours, qu’il ne donne aucune consigne de retenue et qu’il invite à se servir de toutes les armes à disposition, parmi lesquelles figurent des armes de guerre, dont des grenades ? Un accident, un LBD qui fracasse la mâchoire d’un jeune de 14 ans ? Mais enfin, vous avez perdu la raison, vous êtes devenu fou ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EcoS et LFI-NFP. – M. Édouard Bénard applaudit également. – Exclamations sur quelques bancs du groupe DR.) Ou peut-être dites-vous cela pour vous faire applaudir de l’extrême droite, comme cela vient de se produire ? Tel est peut-être votre réel objectif ! (« Exactement ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Des accidents, monsieur le premier ministre ? Des parents sont obligés d’aller dans des manifestations lycéennes pour protéger leurs enfants ? Et vous riez (M. le premier ministre proteste), vous riez à l’évocation de jeunes mutilés sur vos ordres et sur les ordres de votre ministre de l’intérieur !Vous parlez de défendre les services publics, mais qui supprime des postes de fonctionnaire, qui gèle les salaires des fonctionnaires, qui, depuis dix ans, maltraite nos services publics ? C’est vous, ce ne sont pas les lycéens mobilisés ni celles et ceux qui les soutiennent.
La source — assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Un accident, une jeune fille de 14 ans étranglée ? Un accident, une tentative de noyade sur un jeune ? (« Oh ! » sur quelques bancs des groupes EPR et DR.) Un accident, un enfant de 15 ans qui perd la main et l’avant-bras parce qu’on a employé contre lui une arme de guerre ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du... Lire ▸
Eh oui !
Des accidents, monsieur le premier ministre ? N’avez-vous pas autre chose à dire ?
Démissionnez, monsieur Lecornu ! Allez-vous-en !
(La prise de parole ci-dessus)
Ils veulent travailler !
Vous en appelez au respect des règles d’une « démocratie qui fonctionne ». Dans une démocratie qui fonctionne, monsieur le premier ministre, quand un enfant est mutilé parce qu’on a employé contre lui une arme de guerre, le ministre de l’intérieur s’en va séance tenante. (Applaudissements sur quelques bancs du... Lire ▸