Vous en appelez au respect des règles d’une « démocratie qui fonctionne ». Dans une démocratie qui fonctionne, monsieur le premier ministre, quand un enfant est mutilé parce qu’on a employé contre lui une arme de guerre, le ministre de l’intérieur s’en va séance tenante. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS et sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Arthur Delaporte applaudit également.) Dans une démocratie qui fonctionne, ce n’est pas par la matraque et les gaz lacrymogènes mais par le dialogue social qu’on répond à une jeunesse réclamant son droit à l’avenir. Vous êtes la honte de la République ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EcoS, sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC. – Les députés du groupe LFI-NFP et M. Iñaki Echaniz se lèvent pour applaudir.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
N’avez-vous rien de mieux à dire à un ministre de l’intérieur dont vous dites qu’il applique la proportionnalité ? Proportionnel, un ministre de l’intérieur qui dit à la télévision, il y a quatre jours, qu’il ne donne aucune consigne de retenue et qu’il invite à se servir de toutes les armes à disposition, parmi...
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Ils veulent travailler !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre de l’intérieur.
Ce n’est pas au « 20 heures » de TF1 que je donne mes instructions aux forces de sécurité intérieure. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)
Tout le monde vous a entendu !
Je leur donne des instructions écrites, qu’a citées M. le premier ministre. Je les appelle effectivement à intervenir systématiquement en cas de violences, de dégradations ou d’atteintes envers le personnel enseignant, mais toujours avec proportionnalité. (Protestations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.)
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