Quelque 215 élèves, 715 policiers, gendarmes et pompiers, 85 personnels éducatifs, tous blessés ; un jeune homme de 14 ans à la mâchoire brisée à Saint-Ouen-l’Aumône ; un lycéen de 16 ans éborgné à Tours ; un autre de 15 ans dont la main a été arrachée à Lens... Faut-il qu’il y ait un mort pour que vous commenciez à écouter la jeunesse ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC. – M. René Pilato applaudit également.)Les députés socialistes condamnent avec la plus grande fermeté toutes les violences, d’où qu’elles viennent, mais je tiens à exprimer notre soutien à la jeunesse qui se mobilise (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe EcoS) et dont la voix ne peut être discréditée par les méthodes violentes de quelques-uns.Comme beaucoup d’entre nous, j’ai rencontré des lycéens. Notre responsabilité est de les entendre, pas de les manipuler et encore moins de leur répondre par le mépris et la matraque. Leurs revendications sont légitimes. Ils veulent un professeur, justement rémunéré, devant chaque classe, chaque jour ; des murs qui les tiennent au chaud l’hiver et ne soient pas des bouilloires thermiques l’été ; les mêmes chances, qu’ils grandissent en centre-ville, dans un quartier populaire, en outre-mer ou dans un petit village ; la fin de Parcoursup, machine à anxiété (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – M. Stéphane Peu applaudit également) ; du temps pour eux, parce que leur vie ne se résume pas à l’école. Ils vivent aussi dans leur chair les conséquences du dérèglement climatique, la perte de pouvoir d’achat de leurs parents, les difficultés à se nourrir, à se loger, à faire le plein pour aller travailler. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et GDR.)Ces dix dernières années, vous avez éteint les lumières de l’éducation et l’espérance d’un avenir meilleur. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC. – Mme Marie Pochon applaudit également.) Quel pays démantèle ce qu’il a de plus beau à offrir : l’école de la République ? Cette crise aurait pu être évitée si vous aviez ne serait-ce que tendu l’oreille aux préconisations de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant : tout y est écrit. Il suffit de se mettre à hauteur d’enfant pour comprendre que ceux-ci n’attendent rien d’autre que le respect de la promesse républicaine. Les jeunes sont le présent de l’avenir. Qu’avez-vous à leur proposer pour qu’ils réenchantent leurs lendemains ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC, dont plusieurs députés se lèvent.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
L’école est cassée, c’est à vous de payer ! Sortez le carnet de chèques, vous avez détruit l’éducation nationale !
Le droit actuel permet d’établir une responsabilité civile pour faire payer les personnes à l’origine des dommages, ou éventuellement leurs parents. Les nouvelles dispositions que nous instaurerons permettront de mettre en cause la responsabilité collective d’un groupe présent au sein d’un attroupement ou d’un...
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La parole est à Mme Florence Herouin-Léautey.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale.