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6 janvier 2009 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Si 350 milliards ont été engagés, l'accès au crédit, tant pour les particuliers que pour les entreprises – en tant que députés, vous le constatez aussi, chers collègues – est chaque jour plus difficile. Nous étions en droit d'espérer un plan de relance comparable pour les Français, mais ce qui nous est proposé aujourd'hui n'est tout simplement pas à la hauteur de l'enjeu. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC.) Alors que les Allemands viennent de compléter leur premier plan par le déploiement de 50 milliards d'euros, la France présente un plan de 26 milliards, dont 5 ou 6 à peine sont des crédits nouveaux, le reste correspondant à des dépenses déjà engagées. (Exclamations sur les bancs des groupes UMP et NC.) Face à un tel constat, nous proposons de stimuler la croissance par deux moyens : la relance du pouvoir d'achat et celle de l'investissement. Pour relancer la consommation, comme va l'entreprendre dès les prochains jours le président américain Barack Obama, nous vous proposons de baisser la TVA, ainsi que les Anglais viennent de le faire, sur les produits de première nécessité, de revaloriser la prime pour l'emploi, les minima sociaux, les pensions de retraite et le SMIC. Pour encourager l'investissement, nous vous demandons de moduler l'impôt des entreprises en privilégiant celles qui réinvestissent leurs bénéfices et en pénalisant celles qui ont pour priorité la rémunération de leurs actionnaires. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe SRC.)
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090113.asp#INTER_12
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

C'est vrai pour vous, mais c'est vrai pour l'opposition également. Les Français attendent des solutions.
Des solutions, pas des amendements !
Le 25 septembre dernier, le Président de la République a exprimé son souhait de « refonder le capitalisme » ; tels étaient les mots qu'il a employés le 25 septembre à Toulon. Nous sommes le 6 janvier à Paris ; quelles sont ses solutions ? Beaucoup a été fait pour les banques, sans exiger de contrepartie de leur... Lire ▸
Scandaleux !
(La prise de parole ci-dessus)
Veuillez poser votre question.
Il ne faut pas non plus oublier l'aide aux collectivités locales par des subventions concrètes, afin qu'elles financent de nouveaux équipements et de nouvelles infrastructures. Ces propositions sont claires et simples, et auront un effet massif et immédiat.
La question !
Alors ma question est simple, monsieur le Premier ministre. (« Ah ! » sur les bancs des groupes UMP et NC.) Allez-vous écouter l'opposition (« Non ! » sur les bancs du groupe UMP), qui apporte sa pierre à l'édifice et ne demande d'autre faveur que celle de mieux aider le pays à surmonter la crise ? Allez-vous vous... Lire ▸