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12 janvier 2010 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les membres du Gouvernement, je veux d'abord vous adresser tous mes voeux républicains : voeux de réussite, puisque c'est l'intérêt du pays, voeux de lucidité aussi, puisque c'est la condition de la réussite. À cet égard, monsieur le Premier ministre, je m'interroge avec les membres de mon groupe sur la manière dont certains de vos ministres prennent la mesure de la crise sociale qui s'annonce. Cette crise sociale fait aujourd'hui l'objet d'un bulletin d'alerte – une alerte rouge – émanant de Pôle emploi. Il annonce en effet très clairement qu'un million de nos concitoyens sans emploi ne recevront pas d'indemnisation au titre de l'assurance chômage pour l'année 2010. Leur nombre avait augmenté de près de 35 % en 2009, il va encore croître significativement en 2010. Or seuls 17 % d'entre eux bénéficieront de l'allocation spécifique de solidarité. Je crois, monsieur le Premier ministre, qu'au lieu de ratiociner sur l'identité nationale et de s'esbaudir dans les colloques sur la régulation du capitalisme mondial (Exclamations sur quelques bancs du groupe UMP), il faudrait agir et agir vite. Il importe de faire de la question des chômeurs non indemnisés non pas un simple sujet de discours mais une priorité politique. Il importe ensuite de ne pas de vous défausser sur les partenaires sociaux d'une négociation qui n'aboutira pas avant la fin de cette année et de prendre des mesures concrètes pour étendre le bénéfice de l'allocation spécifique de solidarité, en y consacrant les moyens nécessaires. Il y a des bonus pour les traders, nous demandons un bonus pour les chômeurs ! (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Il importe enfin de confier à l'AFPA, que vous avez déstabilisée, une vraie mission de réinsertion et d'accompagnement de ces personnels, conforme à sa vocation et digne d'elle. Vous qui chantez « Changer le monde » avec force gesticulations, êtes-vous prêts à changer concrètement le sort de centaines de milliers de nos concitoyens, privés d'emplois et de ressources ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100097.asp#INTER_24
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Brice Hortefeux
Comme vous l'avez rappelé, madame la députée, je me suis rendu il y a quelques jours aux obsèques du brigadier-major Patrice Point, élevé au grade de commandant à titre posthume ; vous y étiez d'ailleurs présente ainsi qu'un certain nombre d'élus du département de Seine-et-Marne. Il s'agissait pour moi de rendre... Lire ▸
Que comptez-vous faire ?
Brice Hortefeux
Je vous le dis, madame la députée, parce que je sais que vous y êtes attentive : l'enquête avance rapidement et je suis sûr que les auteurs de ce crime seront sanctionnés durement par la justice, car les sanctions pénales les plus sévères doivent être appliquées à ceux qui ont agi ainsi. (Applaudissements sur les... Lire ▸
La parole est à M. Gaëtan Gorce, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation.
Hervé Novelli
Monsieur le député, je vous prie tout d'abord d'excuser l'absence de Laurent Wauquiez, retenu en ce moment au Sénat. La question que vous posez est très importante. Mais avant d'y répondre, je voudrais vous rappeler que la durée minimale nécessaire à la perception de l'assurance chômage est passée de six à quatre... Lire ▸
La charité, quoi !
Hervé Novelli
Pour l'année 2010, deux facteurs se conjuguent : l'acuité de la crise, qui explique l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi en fin de droits ; mais aussi l'impact de la nouvelle convention d'assurance chômage. C'est un sujet qui relève essentiellement de la négociation entre partenaires sociaux. Ils s'en... Lire ▸