Madame la secrétaire d'État chargé de l'écologie, la biodiversité, c'est-à-dire la diversité biologique de la vie, s'éteint à une vitesse croissante. En 2002, à l'occasion du sommet de la Terre de Johannesburg, les 191 pays présents s'étaient engagés à lutter contre la perte de la diversité à l'échelle planétaire à l'horizon 2010 : nous y sommes.
Les gènes et les espèces disparaissent à un rythme mille fois supérieur au rythme naturel, au point que la communauté scientifique parle d'une sixième grande crise d'extinction. La France, d'après l'Union internationale pour la conservation de la nature, compte 778 espèces mondialement menacées. Notre pays représente un véritable carrefour de la biodiversité réparti sur trois océans.
Je prendrai un exemple emblématique, celui des abeilles. Un tiers d'entre elles a disparu en Europe. Ce sont 30 % de la pollinisation qu'il sera nécessaire de compenser par des moyens humains et financiers. Demain, il faudra payer pour un service qui nous était jusqu'alors offert par la nature.
Il est urgent d'enrayer l'érosion de la biodiversité. Des mesures importantes ont été prises. Je pense à la « trame verte et bleue » ou au classement de grandes réserves, notamment en Guyane. Beaucoup d'autres questions restent à régler, comme celle du thon rouge ou de l'atoll de Tetiaroa, situé à quarante kilomètres de Papeete, que des bulldozers labourent actuellement pour y construire un grand hôtel, alors qu'il s'agit d'une réserve ornithologique remarquable.
Le moment ne serait-il pas venu, à l'occasion de l'année de la biodiversité, de sonner la mobilisation générale et d'informer le grand public sur ces questions ? Mais comment agir quand les Français ont la plus grande difficulté à définir la biodiversité, ce qu'elle recouvre, ce qu'elle apporte ?
Madame la secrétaire d'État, comment comptez-vous, en 2010, générer une telle prise de conscience et mobiliser chacun d'entre nous ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
La source —
nosdeputes
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Hervé Novelli
Monsieur le député, je vous prie tout d'abord d'excuser l'absence de Laurent Wauquiez, retenu en ce moment au Sénat.
La question que vous posez est très importante. Mais avant d'y répondre, je voudrais vous rappeler que la durée minimale nécessaire à la perception de l'assurance chômage est passée de six à quatre...
Lire ▸
La charité, quoi !
Hervé Novelli
Pour l'année 2010, deux facteurs se conjuguent : l'acuité de la crise, qui explique l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi en fin de droits ; mais aussi l'impact de la nouvelle convention d'assurance chômage. C'est un sujet qui relève essentiellement de la négociation entre partenaires sociaux. Ils s'en...
Lire ▸
La parole est à M. Bertrand Pancher, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'écologie.
Chantal Jouanno
Monsieur le député, vous avez raison, c'est bien de mobilisation qu'il faut parler concernant la biodiversité, c'est-à-dire la diversité des espèces animales et végétales qui nous entourent, puisque la moitié de notre alimentation et de notre pharmacopée en dépendent. Vous avez évoqué, à juste titre, l'exemple des...
Lire ▸
La parole est à M. Christophe Caresche, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
Monsieur le Premier ministre, le traité de Lisbonne prévoyait l'augmentation, pour douze États membres, du nombre de leurs députés européens, afin de tenir compte des évolutions démographiques. Ne sachant pas quand le traité de Lisbonne entrerait en vigueur, le Conseil européen de décembre 2008, qui se tenait sous...
Lire ▸