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12 janvier 2010 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Et l'usager l'a compris depuis longtemps. Le service France Télécom n'a plus grand-chose de public. Aussi, le consommateur va voir la concurrence pour trouver moins cher. Mais les tarifs ne baissent pas, la comparaison des offres est incompréhensible, les cabines téléphoniques sont retirées du paysage, et le secteur rural attend le haut débit un peu comme Jacques Brel attendait Madeleine, qui ne viendra jamais, et comme demain on attendra le facteur, qui, certains jours, dans certains endroits, ne passera plus. Autre exemple de biens et services de première nécessité : le service public de l'énergie, en voie d'extinction. GDF Suez, ce n'est déjà plus Gaz de France. Depuis sa privatisation en juillet 2008, l'État est seulement actionnaire minoritaire, tellement minoritaire qu'il a renoncé officiellement, à la veille de Noël 2009, à son pouvoir de décider de l'évolution des tarifs réglementés du gaz ! Désormais, ce seront donc les actionnaires majoritaires privés de GDF Suez qui décideront de quand, et de combien, on doit augmenter le prix du gaz. Feu les tarifs réglementés, feu les tarifs publics ! Et là, la Commission européenne n'a rien à y voir. C'est un choix consenti par votre gouvernement. C'est donc un choix politique, que vous devez assumer. Bientôt le service public du gaz aura vécu, d'abord et avant tout parce que l'État aura décidé de s'en désengager. Pourquoi vous entêter, alors, à détruire aussi le service public postal ?
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100097.asp#INTER_35
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

…ni dans celui de l'UMP pour les élections législatives. Le référendum est légitime, enfin, parce que nous, élus représentants du peuple, contestons le « bien-fondé » d'un changement de statut menant fatalement, avouons-le, à une privatisation. Nos débats ne nous ont pas convaincus, monsieur le ministre. A aucun... Lire ▸
Ce n'est pas sérieux !
Et là vous renoncez d'avance. Quel aveu! Nous avons déjà eu ce débat. Aussi, je ne m'y attarderai pas. Mais une chose est claire : le préambule de la Constitution de 1946 n'empêche nullement la privatisation d'opérateurs de service public, il n'a d'ailleurs pas été écrit pour ça. Et le Conseil constitutionnel a... Lire ▸
Eh oui !
(La prise de parole ci-dessus)
On se le demande !
Premièrement, je veux d'abord démontrer que les modalités choisies pour répondre au besoin de financement de La Poste sont discutables. Son président nous dit qu'il a besoin de 2,7 à 3 milliards d'euros d'ici à 2011 pour répondre à la concurrence et moderniser l'entreprise sans creuser son endettement. Or, un... Lire ▸
La parole est à M. le ministre.
Christian Estrosi
Monsieur Brottes, vous avez voulu adopter une posture idéologique. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Vous n'avez pas le monopole de l'affection que chacun porte ici à La Poste. Sur ces bancs-ci, on est sans doute plus fondé que sur ceux-là à vouloir soutenir ce grand service public. Vous avez essayé... Lire ▸