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12 janvier 2010 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Il n'est pas sérieux de dire, comme l'a fait tout à l'heure Mme de La Raudière, que c'est l'attachement au service public et au statut public de La Poste qui motive cette réforme, car, dans ce cas, pourquoi passer à un statut privé ? Quel intérêt y a-t-il à changer de statut si ce n'est pour ouvrir le capital à des actionnaires privés, non pas tant d'ailleurs aux petits épargnants ou même aux salariés, comme vous essayez de le faire croire, mais à d'autres groupes postaux européens ou autres – ce qui est clairement l'intention du président de La Poste – afin de nouer des alliances à l'étranger, selon votre propre argumentaire ? La participation de la Caisse des dépôts et consignations suffirait, selon vous, à maintenir la présence de l'État puisqu'il s'agit d'un organisme de droit public. Vous oubliez de dire qu'il arrive fréquemment à cette institution tout à fait respectable, qui a depuis longtemps des participations dans le capital de certaines entreprises, de vendre des parts. Je citerai un exemple concret très récent, que je connais bien pour avoir été pendant sept ans en charge des transports à la communauté urbaine de Nantes. Le réseau de transport y est exploité par une société d'économie mixte, la SEMITAN, dont le partenaire privé est le groupe TRANSDEV. Ce dernier était une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, mais celle-ci a décidé, peut-être à la demande du Gouvernement, de vendre purement et simplement ses participations à un groupe privé à 100 %, Veolia Transports. C'est bien la preuve que la Caisse des dépôts n'a pas vocation à demeurer ad vitam æternam dans le capital d'une entreprise : elle peut toujours revendre un jour ses participations.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100097.asp#INTER_50
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Nous choisissons pour notre part une société qui fait de l'homme le coeur de ses préoccupations ; où l'on évoque les usagers de La Poste, et non ses « clients » ; où l'on parle de salariés garants du service public, et non d'automates, tels que les conçoit votre projet. J'invite chacun d'entre vous à songer aux... Lire ▸
La parole est à M. François de Rugy.
Tout ayant été dit, ou presque, sur ce projet de loi, je tenterai de résumer brièvement notre position. Je regrette tout d'abord que le ministre et les députés de la majorité n'aient pas véritablement répondu à nos questions. Vous n'avez pas fait preuve de franchise, vous n'êtes pas allés jusqu'au bout de votre... Lire ▸
Bien sûr !
(La prise de parole ci-dessus)
Argument rugissant !
Merci, cher collègue, pour ce trait d'humour d'écolier qui me va droit au coeur. On aurait pu penser en toute logique que ce projet, élaboré avant la crise, serait parmi les premiers à être abandonné. Le Président de la République n'a-t-il pas déclaré lors de ses voeux, le 31 décembre 2008 : « De la crise sortira... Lire ▸
Bravo !
Très juste !