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20 décembre 2007 · Assemblée nationale · mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale · commission Séance
Christian Lajoux
J'insiste : les dépenses de santé ne sont pas aussi exponentielles que le prétendent certains responsables politiques. Il n'a par ailleurs jamais été question d'un « guichet ouvert » du médicament. On ne peut à la fois mener une politique de santé publique, une politique de réduction des déficits des comptes sociaux et une politique industrielle du médicament, sachant que cette dernière est étroitement liée à la politique de santé publique. Si l'on oppose en permanence la contrainte du déficit des comptes sociaux – qui doit être en effet réduit – la France risque de perdre des places dans la compétition mondiale et cela nous coûtera cher. Les industriels du médicament, notamment Sanofi, rappellent la nécessité du bon usage du médicament, car il n'est pas possible de construire un « marché » du médicament sur des gaspillages. Nous soutenons les mesures qui ont été mises en place, je pense en particulier au « Web médecin », géré par la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), qui permettra d'éviter des prescriptions redondantes. Le développement de l'automédication peut également permettre de réaliser des économies, de même que l'identification de la prescription à l'hôpital. Enfin, il faut s'emparer de la question des ALD car il est urgent de prendre des mesures radicales.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-mecss/07-08/c0708006.asp#P6_988
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Christian Lajoux
L'ONDAM ne tient en effet pas compte des besoins de santé du pays : ces dernières années, il était complètement irréaliste. Tous les observateurs s'accordent à dire que, compte tenu du vieillissement de la population et des progrès techniques, on ne peut maîtriser les dépenses de santé en dessous d'une croissance... Lire ▸
La sortie de médicaments de la réserve hospitalière compte pour beaucoup dans cette augmentation de l'ONDAM.
Christian Lajoux
Aujourd'hui, 20 % des médicaments sortant de l'officine sont en effet des médicaments issus de spécialités hospitalières.
Comment comptez-vous vous organiser pour contribuer à une bonne utilisation des médicaments ? Comment faire en sorte que la visite médicale serve aussi à cela ?
Christian Lajoux
(La prise de parole ci-dessus)
Marie-Noëlle Banzet
Nous ne considérons pas que la visite médicale soit un gros mot, bien au contraire. Le bon usage du médicament passe aussi par une bonne utilisation de la visite médicale. Vous avez déjà entendu, lors de vos précédentes auditions, parler de la charte de la visite médicale. À ce propos, le groupe Servier est en... Lire ▸
Christian Lajoux
À travers les différents rapports et la manière d'aborder le sujet, on observe une volonté de stigmatisation : on a l'impression que les visiteurs médicaux portent une pancarte et disent aux médecins de prescrire leurs produits. Ce n'est pas cela, et je vous invite à tourner avec certains de nos visiteurs médicaux.... Lire ▸
éric Ducournau
C'est une certification qui va en profondeur. Les visiteurs médicaux sont même interviewés un par un par la personne qui fait l'inspection. J'insisterai sur un autre élément : le rôle des visiteurs médicaux dans le domaine de la pharmacovigilance. Ils font remonter vers les laboratoires un certain nombre... Lire ▸
Christian Lajoux
Globalement, sur 20 000 remontées de pharmacovigilance, 10 000 sont assurées directement par les visiteurs médicaux.