Il faut tout de même rappeler que le photovoltaïque est victime d'un grand succès. Nous sommes en train de dépasser tous nos objectifs en matière d'énergies renouvelables. Il n'est guère possible de parler d'abandon du Grenelle de l'environnement alors qu'avec l'ensemble des projets déposés, soit 4 000 mégawatts, plus les 1 000 déjà installés, on atteint déjà les objectifs fixés pour 2020 ! Mais avec une augmentation pour les consommateurs de 7 ou 8 %, nous avons besoin de régulation. Nous nous donnons deux à trois mois pour la mettre en place tranquillement. Il n'y a pas de quoi « fouetter un chat ». Il faut utiliser cette période pour aboutir à une solution concertée.
Tous les pays européens ont été confrontés aux mêmes problèmes, comme l'Espagne et l'Allemagne, dont on loue les grands principes et qui vient encore de diminuer de 13 % les tarifs de rachat.
On parle beaucoup d'emploi. Si le Grenelle avait eu lieu plus tôt, on aurait pu structurer la filière, comme cela a été fait dans le bâtiment ou l'automobile. Il faut réussir à rattraper ce retard dans le photovoltaïque.
Êtes-vous favorables à des appels d'offres sur les gros dossiers, tout en continuant la régulation par les prix sur les petits dossiers ? Quel est votre sentiment sur les retards très importants d'ERDF ? Qu'en est-il réellement de la file d'attente ? Il semble qu'on se soit fait un peu peur à ce sujet. Dans mon département de la Meuse, j'ai cinq ou six projets de 20 à 50 hectares. Quels sont les chiffres réels ?
La source —
nosdeputes
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