Comprenons-nous bien : nous avons parfaitement conscience des difficultés des PME. Elles ont joué le jeu alors qu'il y a eu de la spéculation, y compris du fait de sociétés financières. Mais vous dites que vous avez cru au discours politique. Or ce discours avait fixé des objectifs qui ont été dépassés. Nous devons maintenant définir ensemble de nouveaux objectifs assurant la pérennité des entreprises.
J'ai toujours défendu le photovoltaïque, et je continue à le faire. La filière peut se développer. Nous avons encore le meilleur tarif au monde pour les petites toitures, qui ne sont pas concernées par le moratoire. Il ne faut pas faire passer un message de découragement !
Reste la question, cruciale, de l'emploi. C'est pour cela que le moratoire doit être le plus court possible. Nous devons étudier les choses projet par projet, je dirai même tranche de puissance par tranche de puissance. Je ne sais pas si l'on y arrivera, mais il faut parvenir à être le plus vertueux possible et à peser moins sur une CSPE qui va exploser. Il faut trouver les meilleurs systèmes. Peut-être aurait-on pu le faire avant, mais telle est la situation.
Nous faisons tout ce que nous pouvons pour les PME, mais nous ne pouvons pas remettre le moratoire en cause !
La source —
nosdeputes
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
La situation de surchauffe dans laquelle nous nous trouvons était parfaitement prévisible. Mais l'incurie des responsables administratifs et politiques ne doit pas être payée par les entreprises. Nous devons tout faire afin qu'elles ne se trouvent pas dans des difficultés majeures, et obligées de...
Lire ▸
Nous souhaitons tous davantage de visibilité industrielle. Pour ce qui est de la visibilité politique, c'est plus délicat…
Il faut tout de même rappeler que le photovoltaïque est victime d'un grand succès. Nous sommes en train de dépasser tous nos objectifs en matière d'énergies renouvelables. Il n'est guère possible de parler d'abandon du Grenelle de l'environnement alors qu'avec l'ensemble des projets déposés, soit 4 000 mégawatts,...
Lire ▸
Yann Maus
S'agissant des technologies, il est un mal très français, consistant à se demander laquelle il faut choisir. En travaillant de cette façon, on n'a rien fait dans l'éolien et on loupera tout le reste. C'est une vision technocratique. Laissez faire les industriels, et la meilleure technologie gagnera ! S'il existe un...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Yann Maus
La position de Saint-Gobain ou de Total, que je comprends, consiste à dire qu'ils ne viendront en France que s'il y a un marché pérenne. Le patron d'EDF-EN annonce que, dans les conditions actuelles, il sort du projet First Solar à Bordeaux. Mais nous, à l'AIPF, nous avons créé des milliers d'emplois et, entre...
Lire ▸
Vous avez aussi évoqué les fermes solaires. Sur ce point, nous sommes d'accord : il ne faut pas concurrencer l'emprise foncière agricole, qu'il s'agisse des pâturages ou des forêts. À cet égard, il va falloir avancer dans la réflexion.
Vincent Bes
Ne nous trompons pas : le marché est mondial. Il va s'installer 21 000 mégawatts par an dans les quinze prochaines années. Si la France est capable de produire des cellules photovoltaïques compétitives dans ce marché mondial, elle aura une industrie photovoltaïque ; dans le cas contraire, elle n'en aura pas. Que...
Lire ▸
Gilles Perrot
Les grands groupes aussi créent des emplois en France dans le photovoltaïque. Total a 1 000 employés dans le secteur et vient d'annoncer une nouvelle usine de construction de modules à Carling, en Moselle. Le chantier démarrera dès le début de l'année prochaine et nous allons créer de 80 à 100 emplois. Il est donc...
Lire ▸