Gilles Perrot
Les grands groupes aussi créent des emplois en France dans le photovoltaïque. Total a 1 000 employés dans le secteur et vient d'annoncer une nouvelle usine de construction de modules à Carling, en Moselle. Le chantier démarrera dès le début de l'année prochaine et nous allons créer de 80 à 100 emplois. Il est donc faux de dire que nous ne faisons pas d'industrie en France !
Cette filière devra encore être aidée pendant un certain temps, les années qu'il reste avant d'arriver à la parité réseau. De ce point de vue, le contenu local, le contenu carbone et la prime à l'autoconsommation sont des éléments à prendre en compte. Nous essaierons de le démontrer à MM. Trink et Charpin.
Il faut aussi souligner qu'il est beaucoup plus pertinent, comme l'indiquait le rapport Poignant, d'utiliser le photovoltaïque de manière répartie. Les grosses centrales solaires posent un problème de logique car, même si elles revêtent un intérêt à court terme, cette énergie n'a pas cette finalité.
Si Total est plus implanté en Flandre qu'en France, c'est que nous sommes entrés dans un projet avec l'IMEC en 2001, bien avant toute incitation des pouvoirs publics français. L'IMEC, étant un institut de recherche, n'a par nature pas d'usine. En revanche, nous avons la propriété intellectuelle de tout ce qu'il développe en collaboration avec Photovoltech.
Le silicium provient du sable. C'est la deuxième molécule disponible sur terre. Peut-être n'en est-il pas de même pour Saint-Gobain avec les terres rares, mais nous n'avons pour notre part aucun problème à long terme.
Enfin, solaire concentré et solaire photovoltaïque sont deux technologies complémentaires. Le solaire concentré a plus d'intérêt dans les pays à ensoleillement direct. Il peut aussi être stocké, ce qui présente un intérêt pour de grands projets alors que le solaire photovoltaïque est une énergie répartie qui doit être la plus proche possible du consommateur final. En matière de stockage, Total a un projet de partenariat avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ce n'est pas en France, certes, mais il s'agit de gens sérieux. Nous avons également investi dans une start-up américaine, parce que c'est là qu'est la technologie.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Comprenons-nous bien : nous avons parfaitement conscience des difficultés des PME. Elles ont joué le jeu alors qu'il y a eu de la spéculation, y compris du fait de sociétés financières. Mais vous dites que vous avez cru au discours politique. Or ce discours avait fixé des objectifs qui ont été dépassés. Nous devons...
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Yann Maus
La position de Saint-Gobain ou de Total, que je comprends, consiste à dire qu'ils ne viendront en France que s'il y a un marché pérenne. Le patron d'EDF-EN annonce que, dans les conditions actuelles, il sort du projet First Solar à Bordeaux. Mais nous, à l'AIPF, nous avons créé des milliers d'emplois et, entre...
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Vous avez aussi évoqué les fermes solaires. Sur ce point, nous sommes d'accord : il ne faut pas concurrencer l'emprise foncière agricole, qu'il s'agisse des pâturages ou des forêts. À cet égard, il va falloir avancer dans la réflexion.
Vincent Bes
Ne nous trompons pas : le marché est mondial. Il va s'installer 21 000 mégawatts par an dans les quinze prochaines années. Si la France est capable de produire des cellules photovoltaïques compétitives dans ce marché mondial, elle aura une industrie photovoltaïque ; dans le cas contraire, elle n'en aura pas. Que...
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Gilles Perrot
(La prise de parole ci-dessus)
Fabrice Didier
Mes collègues ont à peu près tout dit. Je voudrais insister pour ma part sur l'importance d'une vision globale.
Lorsque nous avons monté notre stratégie, nous nous sommes efforcés de penser au moment où il n'y aurait plus de subventions. Cela a justifié le choix de la technologie : certes, il y en aura plusieurs,...
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Merci de cette audition passionnante. Nous sommes tous d'accord ici pour soutenir le photovoltaïque en France, ainsi que pour reconnaître la nécessité de visibilité et de pérennité. Nous avons la chance d'avoir de grands groupes, de grands centres de recherche – CEAEA, INES et autres instituts – et un savoir faire...
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