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11 janvier 2011 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le président, monsieur le ministre chargé des relations avec le Parlement, monsieur le ministre chargé des collectivités territoriales, mes chers collègues, j'ai en effet l'honneur d'être l'orateur du Nouveau Centre pour expliquer le vote de notre groupe sur ces trois textes. En ce qui concerne l'élection de députés par les Français établis hors de France, il s'agit d'adapter notre code électoral à l'entrée en vigueur, à compter du prochain renouvellement général de notre assemblée, de la disposition de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 prévoyant que nos compatriotes établis hors de France feront désormais l'objet d'une représentation spécifique sur les bancs de cet hémicycle. Le Nouveau Centre votera en faveur de ce texte. Les deux autres, sur l'élection des députés et sur la transparence financière de la vie politique, ont été longuement débattus dans l'hémicycle avant l'interruption de nos travaux pour les fêtes de fin d'année. Il s'agissait de transposer dans notre droit la proposition actée par le Premier ministre à la Commission pour la transparence financière de la vie politique et tendant à créer une incrimination spécifique pour sanctionner les déclarations mensongères de patrimoine par les députés. Ce sujet avait donné lieu à un large consensus et la commission des lois s'était accordée sur un texte d'équilibre. J'ai exprimé la réprobation que nous a inspirée l'amendement déposé par notre collègue Christian Jacob au nom de quelques députés de l'UMP, et qui visait dans un premier temps à retirer cette incrimination. Cette incrimination a finalement été votée, ce dont le Nouveau Centre se réjouit, car c'était une promesse du Premier ministre. Néanmoins, comme je l'ai indiqué, nous avons un différend à propos des sanctions, en raison notamment du mauvais signal qui a été donné lorsque ont été écartées les peines de prison pour ne retenir que la non-éligibilité. Je rappelle que l'incrimination a été assortie de deux conditions. Tout d'abord, il faut un élément intentionnel, alors que nous savons tous qu'il s'agit d'un élément constitutif de l'infraction. J'ai eu l'honneur d'être le rapporteur de cette assemblée pour les textes relatifs au blanchiment et à la corruption ; or nous avons refusé, sur ces textes, de préciser l'élément intentionnel. Cet élément a été introduit en commission des lois pour les députés. En outre, la déclaration mensongère devait porter sur une part importante du patrimoine. Notre groupe ne comprend pas que l'on ait pu, par le biais d'un amendement déposé au titre de l'article 88 du règlement, juste avant l'ouverture du débat dans l'hémicycle, remettre en cause un texte qui avait été très largement débattu et sur lequel nous avions dégagé un consensus. C'est pourquoi, sur ces deux textes, nous ne pourrons pas voter comme nos collègues de l'UMP. Nous nous abstiendrons (Exclamations sur quelques bancs du groupe UMP), en espérant que, dans sa sagesse, le Sénat rétablira la peine d'emprisonnement, comme le Premier ministre et le ministre ici présent l'y invitent. Nous espérons pouvoir voter en deuxième lecture un texte qui fasse consensus. (Applaudissements sur les bancs du groupe NC.)
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011/20110091.asp#INTER_26
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

J'ai reçu, en application des articles L.O. 176 et L.O. 179 du code électoral, une communication de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, en date du 29 décembre 2010, m'informant du remplacement de Gabriel Biancheri, député de la quatrième... Lire ▸
Ce matin, la conférence des présidents a pris les décisions suivantes concernant l'ordre du jour pour les séances du 24 janvier au 3 février. Le lundi 24 janvier, des séances sont ouvertes l'après-midi et le soir pour permettre la suite de l'examen du projet de loi sur la garde à vue. Pour la semaine de contrôle,... Lire ▸
L'ordre du jour appelle les explications de vote communes et les votes par scrutin public sur le projet de loi organique relatif à l'élection des députés (nos 1887, 3025), le projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2009-936 du 29 juillet 2009 relative à l'élection de députés par les Français établis hors de France... Lire ▸
Dans les explications de vote communes, la parole est à M. Michel Hunault, pour le groupe Nouveau Centre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Christian Jacob, pour le groupe Union pour un mouvement populaire.
Voilà la bande à Bonnot !
Je ne suis pas malheureux que ce moment de vérité arrive, au contraire. Certains députés de l'opposition – pas tous – ont voulu faire croire à l'opinion publique que les députés cherchaient à se protéger et à se placer au-dessus des lois.
Ce chemin est celui de la démagogie. Je constate que certains s'y sentent bien. (Exclamations sur les bancs des groupes GDR et SRC.)