– Monsieur le Président, le 17 octobre 2023 j’ai, avec d’autres, adressé une lettre publique exigeant des politiques qu’ils agissent pour un horizon de justice. La libération des otages devait aller de pair avec la libération du peuple palestinien, otage du colonialisme israélien. Le nombre de victimes palestiniennes était alors de 2 808. Le cessez-le-feu, que nous avons clamé de toutes nos forces, intervient après la commission du premier génocide de notre ère, documenté en 4K par ses propres victimes. Nous sommes des millions à nous réveiller et à nous endormir, depuis nos smartphones, avec ce peuple martyr. Il a plu des océans de larmes sur nos joues. Nous mourrons avec les images des corps palestiniens décapités, déchiquetés, brûlés et torturés. Plus rien ne sera comme avant.
Ce cessez-le-feu a un goût amer. Il a le goût du sang palestinien, qui a trop coulé. Il a aussi l’odeur de la complicité européenne, de l’Europe qui a consenti, qui a armé et qui s’est aveuglée. La justice, ce n’est pas l’acheminement de l’aide humanitaire ou bien se contenter que les armes, enfin, se taisent. La justice, pour un peuple colonisé, qui a la rage au ventre et la poitrine brûlante de vous voir le regarder disparaître, c’est son droit inaliénable à l’autodétermination.
Vive la Palestine libre!
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, enfin un cessez-le-feu. Un soulagement pour les otages, comme pour la population de Gaza, mais il arrive bien trop tard: quinze mois, non seulement de guerre, mais d’un génocide. Quinze mois de faillite morale de l’Union européenne et de nos États membres. Quinze mois d’un droit...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)