au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, la guerre russo-ukrainienne reconfigure de nombreux besoins capacitaires en Europe, en particulier dans le domaine des échanges de salves, depuis les munitions les plus petites jusqu'aux missiles sol-air, si précieux en Ukraine. L'Europe y accuse un retard considérable pour parvenir à une autonomie capacitaire. Or, c'est précisément sur ces secteurs que le programme EDIP prévoit des dérogations afin d'inclure des armements non pleinement maîtrisés par les États européens.
Malgré un volontarisme du Parlement à ce sujet, le pourcentage de composants européens minimal retenu de 65 % ne progresse aucunement depuis les programmes précédents. Cette préférence européenne, déjà incomplète, se double d'ambitions débordantes en matière de gouvernance, notamment avec l'instauration de ce mécanisme de crise qui vient au mieux doubler, au pire court-circuiter, le rôle des États et de leurs propres organismes.
Un ex-ministre des armées français, aujourd'hui Premier ministre, avait déclaré à propos d'EDIP qu'il vaut mieux ne rien faire que faire mal. Il nous semble qu'en dépit des efforts des rapporteurs, il vaut mieux ne rien faire que de faire à moitié.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
rapporteur pour avis de la commission CONT. – Madame la Présidente, chers collègues, pendant 20 ans, nos dirigeants ont commis deux erreurs: sous-estimer la menace russe et surestimer la fiabilité américaine. Nous voici aujourd'hui pris en étau entre deux brutes, Vladimir Poutine, qui a déclaré la guerre à...
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(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, chers collègues, j'ai hésité en venant ce matin sur ce que j'allais dire: me féliciter ou m'impatienter. Il y a en effet de quoi être satisfaits, avec modestie bien sûr, mais aussi de quoi s'interroger. Commençons par le verre à moitié plein.
Nous soumettons...
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