– Madame la Présidente, Madame la Commissaire, les 11 et 12 décembre prochains, les ministres de la pêche seront réunis à Bruxelles pour négocier les quotas avec la Commission européenne. C'est un moment crucial pour les pêcheurs, puisque cela détermine leurs droits à pêcher et donc leurs revenus pour l'année. Quand le bar en Atlantique Nord-Est ou le lieu jaune dans le golfe de Gascogne se portent bien, les restrictions peuvent être assouplies. Quand des efforts d'adaptation ont été accomplis par les pêcheurs, comme récemment en Méditerranée, il faut accepter de stabiliser les règles.
Si le principe des quotas n'est pas contesté, la manière dont les avis scientifiques sont élaborés interroge, compte tenu de l'impact du changement climatique et de la multiplication des usages en mer. L'objectif partagé est bien de concilier la préservation de la ressource et les possibilités de pêche. Mais, plus que jamais, les acteurs ont besoin de visibilité, de pluriannualité et de pragmatisme. Ils ont aussi besoin d'être soutenus dans leurs projets de renouvellement des navires et des engins de pêche.
Alors, à l'heure où s'ouvrent les négociations sur le futur budget de l'Union, nous aimerions que le Conseil et la Commission acceptent d'y consacrer des moyens financiers. Pour la modernisation de la flotte, il en va de notre souveraineté alimentaire et, sur l'observation des océans, il en va de l'avenir de notre planète.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, les instituts scientifiques émettent des recommandations pour fixer des quotas de prélèvements acceptables que la Commission reprend quasi systématiquement. Le fameux dialogue avec les parties prenantes passe largement au second plan. Les pêcheurs vous l'auraient dit, vos mesures de...
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– Madame la Présidente, Madame la Commissaire, à deux semaines des négociations finales sur les quotas entre États membres, nous sommes très inquiets. Pour certaines espèces, c'est l'alerte rouge. On redoute une baisse de 70 % des quotas de maquereaux en 2026. Dans les territoires comme chez moi, en Normandie, les...
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