– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, nous allons vers une pénurie majeure de carburants durables. Nos ambitions sont fortes et nécessaires, mais le compte n'y est pas. Nous voulons 20 millions de tonnes de carburant durable pour l’aviation en 2035. Aujourd'hui, l'Europe en produit péniblement 1 million, soit 20 fois moins. Et ces carburants coûtent encore deux à trois fois plus cher que les carburants fossiles.
Le plan d’investissement pour des transports durables est bienvenu, mais il arrive tard et il n'est pas aussi massif qu'annoncé, puisqu'une grande partie des 2,9 milliards est déjà engagée via le fonds d'innovation. Pour éviter de foncer dans le mur, il faut passer des annonces au soutien réel, et les États, eux aussi, doivent investir, car trop de projets restent bloqués au stade de la démonstration sans jamais franchir l'étape industrielle.
Nous devons accélérer, sécuriser les investissements, réduire le risque industriel et faire décoller nos technologies. Ce n'est pas seulement un enjeu climatique, c'est un enjeu industriel et de souveraineté. Produire nos carburants propres en Europe, c'est protéger nos emplois et notre indépendance.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, chers collègues, Bruxelles prétend faire voler l'Europe plus haut. Pourtant, notre industrie est en chute libre. En 2050, les aéroports de l'Union devront se fournir avec une part minimale de 70 % de carburant durable. Comme d'habitude, la Commission persiste dans son rêve de devenir une...
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(La prise de parole ci-dessus)