au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, pendant que l’on abat le cheptel bovin de façon brutale en France, l’Union européenne se prépare à importer des centaines de milliers de tonnes de viande des pays du Mercosur, qui ne respectent aucune des normes qu’elle impose à nos agriculteurs.
Sur ce sujet, Emmanuel Macron est dans le revirement permanent: à Rio il est pour l’accord UE-Mercosur, à Paris il fait semblant d’être contre, à Bruxelles il veut gagner du temps. Après s’être déclaré plutôt favorable à l’accord UE-Mercosur il y a un mois, il craint aujourd’hui une explosion dans les campagnes françaises. C’est pourquoi il propose maintenant un report du vote.
Ce que veulent les agriculteurs, ce n’est pas un report, mais un rejet de ce texte. Il ne trompe personne, et vous ne trompez personne, avec ce que vous nommez abusivement «clauses de sauvegarde». Celles-ci sont cosmétiques, inopérantes; elles ne changent en rien le contenu du traité, dont le but est d’augmenter considérablement les importations de produits agricoles.
L’agriculture, pour nous, c’est non seulement une question de souveraineté alimentaire et de qualité de nos aliments, mais c’est aussi l’âme et l’identité de l’Europe et de mon pays, la France. On ne peut amender l’accord UE-Mercosur. Je dis aux agriculteurs: «Demain, tout peut changer. Gardez l’espoir!»
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, chers collègues, je sais que c’est bientôt les fêtes de Noël, mais personnellement j’ai passé l’âge de croire aux contes de fées, parce que c’est véritablement ce que vous êtes en train de faire. Alors que le Conseil européen va adopter cette semaine le pire accord...
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