– Monsieur le Président, sous prétexte de mobilité militaire, présentée presque comme un problème administratif, vous faites avancer un autre projet: celui d’une armée européenne, dont vous parlez presque ouvertement. Le permis unique de passage se comprend comme le moyen, pour la Commission, de décider de la mobilité militaire en Europe; et donc d’obliger les pays à accepter, même contre leur gré, le mouvement de troupes.
Le second projet, c’est celui de la guerre, que vous préparez avec une minutie et une irresponsabilité déconcertantes. Vous annoncez déjà trois niveaux de mobilisation: le temps de paix, le temps de crise, le temps de guerre. On voit où vous voulez nous mener… Les lignes de front sont d’ores et déjà fixées: au bout de vos corridors – l’Ukraine, la Moldavie, les Balkans. Que dire, du coup, de cette nouvelle folie militariste – 17 milliards tout de suite, 100 milliards à terme?
Le droit de passage, surtout militaire, sur notre territoire, nous n’entendons pas le déléguer. Nous, nous croyons aux armées nationales, qui laissent aux pays le choix souverain de participer ou non aux conflits. Les enfants de France n’iront pas mourir dans des guerres qui ne sont pas les leurs.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, s’il est un train de mesures de simplification qui est extrêmement bienvenu, c’est celui que nous avons voté hier et qui concerne la défense. C’est même plutôt un «train à grande vitesse» qu’un «omnibus» dont nous aurions besoin, à un moment où la paix est menacée...
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