– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, s’il est un train de mesures de simplification qui est extrêmement bienvenu, c’est celui que nous avons voté hier et qui concerne la défense. C’est même plutôt un «train à grande vitesse» qu’un «omnibus» dont nous aurions besoin, à un moment où la paix est menacée et où nos alliances sont fragilisées.
Pourtant, vous entendez ici et là des critiques. «Ne confiez rien à l’Union européenne», disent tous ceux qui ne veulent pas non plus de l’OTAN et qui nous laisseraient divisés et vulnérables face au retour des blocs. «Ne parlons pas de marché unique de la défense», conjurent ceux qui n’expliquent pas comment surmonter la fragmentation de nos industries ni la persistance de nos lacunes capacitaires.
D’une manière générale, on sent combien il est difficile de sortir de routines héritées d’une période de tranquillité qui n’est plus. Je voudrais, quant à moi, remercier le commissaire Kubilius et aussi nous alerter tous: au vu des mots et des actes de l’administration américaine, ne reculons plus devant l’autonomie stratégique et la préférence européenne! Le réalisme nous impose de comprendre que nous ne pouvons plus compter que sur nous–mêmes.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, sous prétexte de mobilité militaire, présentée presque comme un problème administratif, vous faites avancer un autre projet: celui d’une armée européenne, dont vous parlez presque ouvertement. Le permis unique de passage se comprend comme le moyen, pour la Commission, de décider de la...
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(La prise de parole ci-dessus)