– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, «aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement»: ces mots de Simone Veil résonnent aujourd’hui encore.
Cette décision est encore plus difficile quand il faut pour cela quitter son pays. Ceux qui emploient l’expression indigne de «tourisme abortif» n’ont manifestement jamais regardé en face la détresse de celles qui n’ont d’autre solution que de partir. Ce départ n’est pas un choix, c’est une violence.
La seule réponse pleinement juste serait que chaque femme puisse accéder à l’IVG là où elle vit, en sécurité. Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à ceux qui cachent derrière des arguments juridiques leur refus profond du libre choix des femmes et qui ferment les yeux sur des pratiques clandestines et dangereuses.
Pour celles qui ne peuvent pas compter sur la protection de leur propre pays, nous aurons, demain, l’occasion de voter un geste de solidarité, afin que l’Europe, au moins, ne détourne plus le regard.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, chers collègues, Madame la Commissaire, ce débat existe car des citoyennes et des citoyens se sont mobilisés partout en Europe pour défendre le droit fondamental à l’avortement.
Pourtant, depuis des mois, les mouvements antichoix tentent d’en confisquer le sens, et cela se voit encore ce...
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