– Monsieur le Président, chers collègues, Madame la Commissaire, ce débat existe car des citoyennes et des citoyens se sont mobilisés partout en Europe pour défendre le droit fondamental à l’avortement.
Pourtant, depuis des mois, les mouvements antichoix tentent d’en confisquer le sens, et cela se voit encore ce soir. Face à une initiative citoyenne européenne portée par plus d’un million de signatures, certains conservateurs n’ont qu’une stratégie: empiler les résolutions, brouiller le message, reprendre la main sur le corps des femmes. Ne nous y trompons pas: ce n’est pas un débat juridique, pas une querelle de procédure, c’est un choix idéologique. Car il n’y a que deux chemins: soit nous écoutons les Européennes qui vivent chaque jour les drames liés à l’absence d’accès à l’avortement, soit nous laissons des groupes qui combattent systématiquement les droits des femmes se poser en arbitres de nos libertés.
«Ma voix, mon choix» exprime une urgence démocratique: garantir un accès sûr à l’avortement dans toute l’Union européenne. Une urgence, car 20 millions de femmes n’ont pas accès à l’avortement sur ce continent.
Virginia Woolf évoquait déjà ces hommes que rien ne semble qualifier en apparence pour parler des femmes, sinon qu’ils n’en sont pas. Eh bien, comptez sur nous pour rester debout et ne jamais les laisser parler à notre place!
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, «aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement»: ces mots de Simone Veil résonnent aujourd’hui encore.
Cette décision est encore plus difficile quand il faut pour cela quitter son pays. Ceux qui emploient l’expression indigne de «tourisme...
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(La prise de parole ci-dessus)