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20 janvier 2026 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Madame la Présidente, chers collègues, les deepfakes sexuels générés par l'intelligence artificielle sont une violence organisée, les clics se transforment en profits. Dénuder des personnes et les humilier n'est pas un abus isolé; c'est un marché juteux basé sur une atteinte à la dignité humaine qui prospère sur l'anonymat et la viralité. Nous disposons d'outils pour sanctionner les plateformes, mais cela restera insuffisant tant que nous n'affronterons pas la question centrale, celle de l'impunité. Il faut choisir: protéger les victimes ou protéger l'impunité. La liberté d'expression n'est pas le droit de nuire sans conséquences. Chers collègues, nous devons lever l'anonymat sur les réseaux sociaux. C'est cela qui réduira de manière massive les comportements toxiques, les messages haineux et le harcèlement. Et cela réduira ainsi le revenu des plateformes, mieux que des sanctions. Par contre, nous devons refuser et rejeter le scan des messages privés, l'affaiblissement du chiffrement et le viol du secret des communications, car cela constitue une atteinte inacceptable à la liberté.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-10-2026-01-20_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, les deepfakes et l'exploitation sexuelle en ligne ne sont pas de simples abus; ce sont des crimes. Une vidéo truquée peut ruiner une réputation, détruire des familles ou pousser des adolescentes harcelées au suicide. Quant à l'exploitation sexuelle, c'est la nouvelle drogue des cités et... Lire ▸