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20 janvier 2026 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Madame la Présidente, les deepfakes et l'exploitation sexuelle en ligne ne sont pas de simples abus; ce sont des crimes. Une vidéo truquée peut ruiner une réputation, détruire des familles ou pousser des adolescentes harcelées au suicide. Quant à l'exploitation sexuelle, c'est la nouvelle drogue des cités et celle-ci paye mieux, tout en étant un commerce moins risqué. Les plateformes ne peuvent plus se retrancher derrière l'excuse de la neutralité quand elles monétisent l'attention. Elles ont les moyens d'agir: détection des contenus synthétiques, marquage visible, vérification renforcée sur les comptes à risques, traitement accéléré des signalements, retrait rapide des contenus manifestement illégaux, traçabilité des signalements. De l'autre côté de la barrière, politique, police et justice doivent répondre avec des peines et des sanctions réellement dissuasives. On compte en France près de 20 000 prostitués mineurs. L'immense majorité est exposée aux clients via des sites internet et les réseaux sociaux. Quand les clients pédophiles sont attrapés sur ces réseaux, que tout le monde connaît, mais qui ne sont jamais fermés, ils écopent de peines dérisoires, et c'est l'enfant, souvent issu des foyers, donc sous la protection logiquement des institutions, qui est rabroué et déplacé dans un autre foyer, où l'exploitation se poursuit. Nous n'avons pas besoin d'une surveillance de masse ni de censure. Nous avons besoin d'une application ferme et proportionnée des règles existantes, avec un objectif simple: protéger les victimes, surtout les mineurs, sans museler la liberté d'expression. La technologie ne doit pas devenir une arme contre les Européens, mais bien un rempart pour les plus vulnérables.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-10-2026-01-20_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

– Madame la Présidente, chers collègues, les deepfakes sexuels générés par l'intelligence artificielle sont une violence organisée, les clics se transforment en profits. Dénuder des personnes et les humilier n'est pas un abus isolé; c'est un marché juteux basé sur une atteinte à la dignité humaine qui prospère sur... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)