– Monsieur le Président, chers collègues, nos débats sur les politiques communes en matière de politique étrangère et de défense ne peuvent pas faire abstraction du contexte de crise transatlantique que nous traversons. Rapport après rapport, les Européens ont répété comme un mantra qu'il ne fallait surtout pas faire de doublon avec l'OTAN. Il fallait considérer toute capacité américaine comme devant automatiquement bénéficier à l'Europe en cas de besoin. Ce statu quo n'est plus tenable.
Il y a quelques mois à peine, les appels à l'autonomie stratégique européenne étaient encore considérés comme des arrière-pensées françaises ou comme la marque d'un anti-américanisme primaire. Nous avons besoin de ranger les vieilles querelles et les procès d'intention au placard et de regarder la situation avec lucidité. Il n'est plus possible de s'illusionner quant au soutien indéfectible des États-Unis à l'Europe, car il est manifeste que les intérêts stratégiques américains peuvent entrer en collision avec les intérêts stratégiques européens.
Soyons donc capables de décider et d'agir indépendamment des Américains. L'indépendance n'interdit pas l'alliance, elle en est même la condition.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, Madame la Haute représentante, pendant des années, dans ce Parlement, j'ai entendu une partie de la gauche nous dire que nous ne devions pas renforcer notre défense, que la paix était là et les priorités ailleurs. Pendant les même années, une partie de la droite jurait qu'il suffisait de se...
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