– Monsieur le Président, Madame la Haute représentante, pendant des années, dans ce Parlement, j'ai entendu une partie de la gauche nous dire que nous ne devions pas renforcer notre défense, que la paix était là et les priorités ailleurs. Pendant les même années, une partie de la droite jurait qu'il suffisait de se reposer sur l'allié américain, qu'il serait toujours là et qu'on devait lui faire confiance. Encore aujourd'hui, à l'extrême droite et à l'extrême gauche, on ne voit pas de menace russe, on déteste l'OTAN et on s'oppose à une défense européenne.
Si on additionne la vision des uns et des autres, cela en fait une belle brochette de visionnaires. C'est donc peu dire que l'Europe de la défense s'est souvent heurtée à des vents contraires. Aujourd'hui, la guerre fait rage en Ukraine et l'appétit de Vladimir Poutine n'a pas de limites. Les États-Unis convoitent le Groenland et malmènent leurs alliés. Si l'OTAN est toujours debout, l'Alliance atlantique, elle, est en soins palliatifs. Ce soir, Donald Trump vient de retwitter un post désignant l'OTAN comme un ennemi. On en est là. Vladimir Poutine ne doit pas en revenir.
Quant à nous, il faut arrêter de nous lamenter. C'est sans hésitation qu'il faut renforcer notre autonomie stratégique, exercer une véritable préférence européenne sur nos achats d'armement et bâtir un pilier pleinement européen de l'OTAN. Seuls, nous sommes faibles et vulnérables. Unis, nous serons puissants et respectés.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, chers collègues, nos débats sur les politiques communes en matière de politique étrangère et de défense ne peuvent pas faire abstraction du contexte de crise transatlantique que nous traversons. Rapport après rapport, les Européens ont répété comme un mantra qu'il ne fallait surtout pas...
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(La prise de parole ci-dessus)