– Monsieur le Président, la Commission a mis à son ordre du jour de février la question de la stratégie européenne en matière d’asile et de migration. Dans l’Union européenne, l’immense majorité des décisions de retour ne sont pas exécutées: seulement un retour sur cinq selon la Commission elle-même, et bien moins en France. Les résultats? Impunité des filières, pression sur nos services publics, insécurité. Pourquoi en sommes-nous là? Parce que, sur ce sujet comme pour d’autres, la Commission n’a jamais été la solution: elle est le problème. Pendant des années, elle a empilé des textes et restreint les compétences des États.
Au Rassemblement national, nous disons une chose: le contrôle de l’immigration est le défi fondamental pour nos générations actuelles et futures. Pas d’amélioration du pouvoir d’achat sans contrôle des frontières, pas de lutte contre le terrorisme sans contrôle des frontières, pas de lutte contre l’islamisme sans contrôle des frontières, pas de lutte contre les narcotrafics sans contrôle des frontières.
Notre ligne: traiter les demandes d’asile hors d’Europe, mettre fin à tous les mécanismes qui entretiennent «l’appel d’air», expulser systématiquement les clandestins et les étrangers délinquants. Enfin, nous devons conditionner les visas, les accords et les financements avec les pays tiers: qu’ils coopèrent en matière de réadmission. Plus que jamais, les États doivent reprendre le contrôle de leurs frontières.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, chers collègues, l’Union européenne ne peut nier l’échec de sa politique migratoire. Ayant abandonné l’idée de faire de Frontex un outil de contrôle des migrations, elle a renoncé à protéger ses frontières. Pourtant, rétablir le contrôle des migrations est capital, en particulier dans nos...
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(La prise de parole ci-dessus)