– Madame la Présidente, chers collègues, Madame la Commissaire, «ce n'est pas la pauvreté qui est la honte, c'est l'abandon». Cette phrase, prononcée depuis les quartiers populaires de Nîmes, reflète l'expérience de plus de 93 millions d'Européens aujourd'hui, en 2026. L'abandon, c'est donc un choix politique. La pauvreté est un choix politique, l'éradiquer aussi.
Nous revendiquons aujourd'hui avec fierté une toute première stratégie européenne de lutte contre la pauvreté. Alors soyons à la hauteur. Cette stratégie ne peut pas être une déclaration d'intention. Elle doit être contraignante. On ne peut pas fixer des objectifs sociaux ambitieux d'un côté, et en même temps reléguer la question sociale derrière la compétitivité, les accords commerciaux ou des profits qui ne sont jamais partagés. Parlons clairement: nous n'éradiquerons pas la pauvreté si cet objectif est, d'une part, sans budget et, de l'autre, n'irrigue pas l'ensemble de nos politiques.
Aucune politique européenne ne devrait aggraver la situation des plus précaires. C'est l'objet du droit de veto social que je propose. Et soyons clairs, rien ne doit se faire pour les personnes en situation de précarité sans elles. C'est grâce à elles que nous comprenons notamment que la pauvreté n'est pas seulement monétaire, elle touche à la dignité. La stigmatisation permanente vécue par les personnes en situation de précarité doit être condamnée par la loi et par l'Europe. La pauvreté viole la dignité humaine, éradiquons-la.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, en politique, une bonne intention n'est pas suffisante pour faire une bonne résolution. Ici, nous débattons sur les moyens de lutter contre la pauvreté. Qui pourrait moralement s'y opposer? Cela n'empêche pas de traiter ce sujet avec sérieux, au-dessus de basses considérations...
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(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, en 2021, l'Europe promettait de mettre fin au sans-abrisme avant 2030. Nous sommes en 2026 et de reniements en renoncements, 2030 n'a jamais été aussi loin.
En France, 350 000 personnes dorment dans la rue, quatre fois plus au sein de l'Union...
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