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8 juillet 2026 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe PfE. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, le Conseil a reconnu en mars dernier la bioéconomie comme un levier de souveraineté industrielle, de transition écologique et de compétitivité. Charge maintenant aux États de tirer parti de leurs abondantes ressources agricoles et forestières et des nouveaux instruments européens, notamment l’accélérateur industriel et le règlement sur les biotechnologies. En France, la bioéconomie représente 2 millions d’emplois et 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Mais la lecture des conclusions du Conseil interroge. On y parle de neutralité carbone et de suppression des obstacles réglementaires sans abaisser les normes, de simplification tout en installant une nouvelle bureaucratie, de protection du marché intérieur tout en prônant l’économie ouverte. Enfin, on détourne les enjeux de ce plan pour faire avancer la financiarisation de la nature et transformer l’agriculteur en simple fournisseur de services écosystémiques. Pour faire de la bioéconomie un instrument de puissance géopolitique, l’UE doit sortir de ses dépendances stratégiques, mais aussi sortir de son inertie.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-10-2026-07-08_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe The Left. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, la bioéconomie est souvent présentée comme un secteur d’avenir, mais encore faut-il savoir au service de qui elle est mise en œuvre. La nouvelle stratégie européenne de la Commission n’est, comme à son habitude, pas à la... Lire ▸