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14 décembre 2000 · Parlement européen · hémicycle Séance
- Monsieur le Président, face à la détresse des condamnés à la prison, tous les pays d'Europe et la France en particulier, réfléchissent à la réforme des méthodes et des structures régissant les administrations pénitentiaires dans le souci d'un plus grand respect pour la dignité des personnes incarcérées quelle qu'ait pu être la gravité de leur faute. Ce souci d'humaniser le plus possible, et sans démagogie, les conditions de détention, est très largement partagé et renforcé partout où cela est nécessaire grâce à l'attention vigilante que lui portent toutes les associations de défense des droits de l'homme. Il nous paraît donc tout à fait légitime d'inviter tous les pays, et en particulier ceux qui sont candidats à l'entrée dans l'Union européenne, à accompagner cette démarche. Cela dit, le débat qui nous rassemble aujourd'hui a été provoqué par l'émotion qu'a suscitée la grève de la faim actuellement en cours dans les prisons turques. Mais je suis heureux qu'il ne débouche pas sur une recommandation vertueuse de notre Parlement, trop souvent perçu comme un donneur de leçons, qui ferait bien, de temps à autre, de balayer devant sa propre porte. J'en suis heureux parce que je considère que lorsqu'elle n'est pas un vulgaire simulacre, la grève de la faim est une démarche suicidaire que mes convictions personnelles m'interdisent d'encourager. C'est pour cette raison que je me félicite que mon groupe politique et je crois, la majorité de notre Parlement, ne se laisse pas entraîner à jouer les caisses de résonance pour l'exploitation de la crise en cours. Je souhaite, bien évidemment, que les autorités turques trouvent une solution rapide à cette crise, mais je ne voudrais pas qu'une attitude irresponsable de notre part, favorise, à travers le monde, le déclenchement par contagion de crises aussi douloureuses.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2000-12-14_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
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