- En tant que dernier intervenant, je peux, Madame la Commissaire, ou bien répéter les propos qui ont été entendus, ou bien les contredire. Je tenterai d'avancer un ou deux autres arguments. Je pense que, si la constitution européenne ne prévoit pas un chapitre ou un article solide sur les services publics, ses auteurs risqueront de faire le jeu de ceux qui veulent la rejeter. Qu'ils y prennent garde lorsque la ratification interviendra par voie de référendum ! La deuxième remarque est la suivante : si une telle notion fait défaut, nos concitoyens ne croiront pas au modèle social européen, ils verront dans cette expression un discours vide de sens. Il faut donc introduire cette notion.
Enfin, Madame la Commissaire, méfiez-vous des idéologies ! Ce n'est pas parce que le système communiste du "tout-État" a eu tort au vingtième siècle que le système capitaliste a forcément raison. Ne tombez pas dans l'idéologie du "tout-marché" après l'idéologie du "tout-État". La divine concurrence ne mérite pas une statue.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
- Monsieur le Président, je dirai, au nom des élus de Lutte ouvrière, que nous récusons jusqu'aux termes "service d'intérêt général" car leur substitution aux termes "service public" signifie l'abandon de ce dernier, pour livrer les services utiles à la population aux seules forces du marché.
Vous êtes obligés...
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(La prise de parole ci-dessus)