- Monsieur le Président, je dirai, au nom des élus de Lutte ouvrière, que nous récusons jusqu'aux termes "service d'intérêt général" car leur substitution aux termes "service public" signifie l'abandon de ce dernier, pour livrer les services utiles à la population aux seules forces du marché.
Vous êtes obligés vous-mêmes, dans certaines circonstances, de prévoir quelques correctifs, autrement dit l'intervention de l'État, car vous savez que les forces du marché sont stupides, inégalitaires et qu'elles ne satisfont les besoins qu'en fonction de l'argent. Vous ne pouvez pas ignorer que la course au profit dans les transports publics conduit à des catastrophes.
En livrant les services publics aux intérêts privés, vous supprimez ou limitez l'accès des couches de la population aux revenus les plus modestes à l'éducation, aux soins, à un service postal ou à des transports corrects.
Nous récusons donc votre communication, sur le fond comme sur la forme, et nous revendiquons le maintien et, le cas échéant, le rétablissement des services publics dans tous les domaines utiles à la majorité de la population. Nous récusons toute privatisation des services d'utilité publique, comme toute introduction de la notion de rentabilité ou de profit.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
- Monsieur le Président, le Conseil de Nice, en décembre 2000, avait demandé à la Commission de considérer, je cite : "en coopération étroite avec les États membres, les moyens d'assurer une plus grande prévisibilité et une sécurité juridique accrue dans l'application du droit de la concurrence relatif aux services...
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- Monsieur le Président, Madame la Commissaire, effectivement, à Barcelone encore, il était question d'une directive-cadre ; à Séville, on n'en parlait plus. Et aujourd'hui, on nous parle de Livre vert. Mais il y a déjà eu, en l'an 2000, une communication de la Commission sur les services d'intérêt généraux, un...
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(La prise de parole ci-dessus)
- En tant que dernier intervenant, je peux, Madame la Commissaire, ou bien répéter les propos qui ont été entendus, ou bien les contredire. Je tenterai d'avancer un ou deux autres arguments. Je pense que, si la constitution européenne ne prévoit pas un chapitre ou un article solide sur les services publics, ses...
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