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12 janvier 2004 · Parlement européen · hémicycle Séance
- Il est choquant que, pour prendre des directives un peu contraignantes dans le but de faire appliquer enfin des règles datant d’il y a trente ans, il ait fallu attendre le naufrage du Prestige. Comme il est choquant que les victimes des naufrages antérieurs, celui de l’Erika par exemple, ne soient toujours pas correctement indemnisées et que le trust pétrolier Total, responsable du naufrage, ait le cynisme de réclamer le remboursement des frais de pompage. Des amendements visent à atténuer les formulations de la Commission sous prétexte de ne pas se livrer à une chasse aux sorcières contre les capitaines et les équipages. Fort bien. Mais pourquoi les directives ne visent-elles que ceux-ci? Pourquoi ne pas mettre en cause les véritables responsables, les commanditaires? Pourquoi ne pas les empêcher de nuire en appliquant des sanctions réellement dissuasives? Car, si les navires peuvent naviguer sous pavillon de complaisance et si déterminer leurs propriétaires est parfois un véritable casse-tête, les grandes entreprises bénéficiaires de ce transport, notamment les trusts pétroliers, sont, elles, parfaitement identifiables. C’est contre ces groupes que des mesures draconiennes devraient être prises afin d’empêcher que la course au profit ne se traduise par des drames collectifs.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2004-01-12_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
- Monsieur le Président, quand on connaît la sévérité avec laquelle sont réprimées les infractions au Code de la route, on comprend mal le laxisme dont profitent, pour l’instant, ceux qui souillent notre environnement maritime et considèrent la mer comme une poubelle. D’autant que la majeure partie de la pollution... Lire ▸