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18 novembre 2004 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe. – Monsieur le Président, chers collègues, les temps changent. Après l'imagination au pouvoir, c'est, aujourd'hui, l'hypocrisie au pouvoir. Les choses sont très claires. Nous avons démontré qu'il existait dans ce Parlement une majorité contre les présidents des plus grands groupes de ce Parlement, contre le président du PPE, contre le président des libéraux et, à un certain moment même, contre le président du parti socialiste, une majorité pour que nous soyons plus critiques que ce que voulaient les présidents à l'égard de la proposition de M. Barroso. Telle était la vérité de ces derniers mois. Puis, tout à coup, nous avons découvert que tout ce que nous disions sur la critique de cette Commission n'était valable qu'à moitié. M. Barroso nous avait fait ici, en juillet, un discours fort et puissant: "Je ne ferai pas ce que veut M. Chirac, je ne ferai pas ce que veut M. Schröder". Mais aujourd'hui, il nous dit: "Je fais ce que veut Harry Potter, alias M. Balkenende" ­ c'est là un hommage à M. Balkenende, car j'aime beaucoup Harry Potter ­. Mais pourquoi, aujourd'hui, dire oui au Premier ministre néerlandais à propos de Mme Kroes, alors qu'il disait non à M. Schröder à propos du supercommissaire? Ah! L'indépendance de ces grands démocrates! M. Poettering lui-même a dit à la télévision: "Nous n'accepterons pas Mme Kroes, qui a tant de casseroles derrière elle". Puis, aujourd'hui, plus personne ne parle du problème ­ car c'est un problème, quand même ­ que, pour la concurrence, vous avez une commissaire qui ne peut pas représenter l'indépendance de cette Commission parce qu'elle est dépendante de son histoire. Dans ce contexte-là, la situation est quand même inimaginable: aux collègues ­ ils sont nombreux ­ qui, dans cette assemblée, ­ c'est à eux que je m'adresse ­, sont critiques vis-à-vis de la partie de la Commission qui n'a pas été changée, je dis ceci: "Donner un blanc-seing à la Commission de M. Barroso en votant oui, c'est affaiblir les critiques que vous avez émises contre cette partie de la Commission". Nous savons bien que M. Barroso aura une majorité, mais pourquoi diantre lui donner une majorité qui lui permettra de nous marcher dessus quand il s'agira de faire de la politique? Si vous êtes politiques aujourd'hui ­ et je m'adresse ici à tous ceux qui se demandent encore s'ils doivent dire oui, s'abstenir ou dire non ­ je vous dis ceci: oui, vous, je sais que vous êtes des suivistes, la majorité du groupe PPE aurait voté oui la dernière fois. Donc, quand on est suiviste, on l'est du début à la fin: ce n'est donc pas à vous que je m'adresse, je m'adresse à ceux qui ne voulaient pas donner un blanc-seing à M. Barroso. Réfléchissez, votez non, abstenez-vous, pour montrer que nous sommes critiques et que ce que nous propose M. Barroso, c'est un travail encore mal fait. (Applaudissements de certains groupes)
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2004-11-18_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe. – Monsieur le Président, dans quelques instants, Monsieur Barroso, votre Commission sera investie. Mais notre conviction est qu'il s'agit d'un succès en trompe-l'œil, car il est le produit de l'une de ces combinaisons au sommet qui attisent les crises qu'elles sont supposées résoudre. La... Lire ▸