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14 décembre 2004 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe. – Madame la Commissaire, Messieurs les Présidents, chers collègues, à mon tour de remercier tous les acteurs du budget que nous voterons dans deux jours: Anne Jensen, Salvador Garriga, Reimer Böge, et aussi tous ceux qui ont travaillé avec nous. Je vais, cette fois encore, dire ma perplexité sur la méthode d'élaboration de ce budget et surtout, pour cette deuxième lecture, sur les conditions de notre concertation du mois de novembre avec le Conseil. Certes, nous sommes arrivés à un accord, à des résultats, mais fallait­il douze heures pour arriver à ce qui aurait pu être obtenu par des méthodes de concertation réelle plutôt qu'un jeu de personnes qui a vraiment nui au contenu de ce budget? Nous arrrivons aujourd'hui à des crédits de paiement de 1,05 % du PIB. Nous sommes au­dessus de la barre fatidique des 1 % alors qu'en échange, nous avons obtenu, pour l'instrument de flexibilité, un résultat inespéré qui nous permet de financer nos priorités à court terme grâce à un accord sur la rubrique II. Sincèrement, arriver à ce résultat nous a semblé extrêmement important même s'il est très insatisfaisant à terme. À l'heure où nous négocions les prochaines perspectives financières, nous pensons que cette méthode ne nous permettra pas d'avoir un vrai budget pour une vraie politique européenne, et les réticences du Conseil lors de ces négociations m'amènent à penser que, si nous parlons de plafond dans les négociations, le Parlement devrait aussi envisager la notion de plancher au­dessous duquel un budget européen n'a pas de sens. Figer les crédits de paiement en s'écartant des crédits d'engagement est une stratégie habituelle du Conseil, mais c'est une situation étrange à l'heure où on demande à tout le monde, qu'il soit du secteur privé ou du secteur public, d'avoir des pratiques de transparence, de fiabilité, de vérité dans la lecture des chiffres budgétaires. Cela ne pourra pas continuer et il va falloir que l'Union s'applique à elle­même la rigueur qu'elle demande aux autres. Cette situation nous a permis de dégager les investissements que nous souhaitions à très court terme et mes collègues vont vous en parler. Nous tenions aussi, et je m'adresse à la Commission, à avoir une très bonne exécution budgétaire cette année, spécialement dans le domaine de l'information et de la communication auprès des citoyens. Comme vous, Madame la Commissaire, je souhaiterais que, cette année, nous avancions dans la problématique de l'exécution des projets pilotes, mais aussi de leur élaboration, pour que nous puissions être mieux au service des attentes de notre société. Enfin, je vais prendre quelques minutes pour dire qu'une ligne budgétaire a suscité notre perplexité. Je me retourne cette fois­ci vers mes collègues pour dire que, lorsque nous avons accepté de voter le paquet sur les événements spéciaux, nous étions entièrement d'accord pour que la notion de laïcité européenne soit parfaitement respectée. Vous nous avez donné votre parole que, lors des journées de la jeunesse à Cologne, le respect interculturel et interphilosophique serait probablement présent et que l'argent européen serait utilisée de façon parfaitement laïque; vous savez, comme moi, que nous y veillerons. L'adoption du budget des autres institutions, qui s'est déroulée sans problème, m'amène simplement à dire qu'il nous faut revoir ici nos dépenses parce qu'à force de s'imposer une modération très forte des dépenses, nous avons fini par nous censurer et nous nous sommes retiré des moyens de travail et des moyens d'assumer notre pouvoir et nos prérogatives face aux autres institutions. Pour conclure, je voudrais simplement dire que ce budget sera certainement appliqué sans grand problème en 2005, mais que c'est un budget de transition qui ne donne aucun moyen réel pour assurer la continuité, et c'est cela qui nous inquiète beaucoup. Je pense néanmoins que Giovanni Pittella saura relever le gant même si cette méthode ne pourra durer et est susceptible de nous empêcher, à l'avenir, d'avoir des budgets à la hauteur de nos projets politiques.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2004-12-14_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe. – Monsieur le Président, mon groupe a déposé une motion de rejet du budget 2005 et je voudrais expliquer les raisons de cette initiative. Mon groupe n'a jamais plaidé en faveur d'une augmentation inconsidérée du budget de l'Union. Nous sommes attachés à une gestion rigoureuse des deniers publics... Lire ▸