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11 janvier 2005 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, Madame le Commissaire, permettez-moi tout d'abord de féliciter les deux rapporteurs, MM. Corbett et Méndez de Vigo, pour leur remarquable argumentaire. Mais aussi, permettez-moi de remercier Valéry Giscard d'Estaing, sans lequel, j'en suis sûre, nous ne serions pas là aujourd'hui à débattre de cette étape historique pour l'Europe. On peut mesurer le chemin parcouru. Le plus grand danger pour l'Europe serait de retomber dans les méthodes intergouvernementales. On ne peut d'ailleurs que déplorer que les gouvernements européens n'aient pas suivi toutes les propositions faites par la Convention, avec pour conséquence qu'il faudra d'ailleurs adapter la Constitution au fur et à mesure. Nous avons en effet besoin de plus d'Europe dans une société mondialisée, confrontée au terrorisme, aux flux migratoires, aux changements climatiques, aux bouleversements économiques. Nous avons besoin de plus d'Europe, de plus d'Union, une Union fondée sur nos valeurs universelles, de plus de démocratie. Tout cela, la Constitution le permet, en renforçant d'ailleurs le rôle du Parlement européen et en impliquant, dans le même temps, les parlements nationaux. Les tenants du refus de cette Constitution parlent de bureaucratie bruxelloise, de perte de souveraineté nationale, de super État européen. À court d'arguments, ils nous ressortent toujours les mêmes slogans, des slogans passéistes, des slogans aujourd'hui vides de sens car tellement contraires à la réalité. C'est là toute leur incapacité à regarder vers l'avenir. Comment d'ailleurs expliquer que nos vingt-cinq gouvernements européens aient tous été d'accord pour adopter cette Constitution? Ils n'avaient certainement pas l'intention de se faire hara-kiri. Parce que nous devons travailler de façon collective, ensemble, au service du citoyen européen et pour les générations futures, alors nous disons "oui" à la Constitution pour l'Europe. Les Européens ont à choisir entre le repli sur soi et la paralysie ou l'ouverture et la modernité. Le choix est simple: pour une Europe libre et responsable, nous devons ratifier la Constitution pour l'Europe.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2005-01-11_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, socialiste français et socialiste européen, je voterai demain, avec émotion et fierté, le rapport de nos deux collègues. C'est pour cela que je fais de mon intervention un hommage, un hommage à Altiero Spinelli: c'est lui qui a fait la première Constitution européenne dans cette assemblée... Lire ▸
– Monsieur le Président, plus que jamais, l'actualité nous le démontre tous les jours, nous avons besoin d'Europe. Nous avons besoin d'Europe pour nous protéger, pour initier et pour porter un modèle social original. Nous avons besoin d'Europe pour créer de la croissance, pour coordonner nos politiques économiques... Lire ▸