– Chers collègues, je vous invite à considérer ce traité constitutionnel non pas comme un objet fini, mais en perspective. L'idée européenne n'a jamais été figée, elle ne va se figer aujourd'hui dans le texte de ce nouveau traité. Cette Constitution est une étape importante, essentielle, indispensable, mais ce n'est qu'une étape.
M. Giscard d'Estaing avait dit de ce texte qu'il était inespéré. Je préfère en dire qu'il est largement perfectible tant il traîne encore, malgré ses avancées incontestables, les scories des textes passés.
Nos concitoyens sont prêts à vivre avec ce texte comme un rapport d'étape de leur histoire commune, mais n'ont pas envie d'être pris en otage par lui pendant des décennies, avec un curseur politique indéfiniment bloqué sur ce qui était le compromis européen au début du vingt-et-unième siècle. Et c'est là que l'amendement 17, que j'ai déposé au nom de mon groupe et que de très nombreux collègues ont cosigné, prend toute son sens. Par cet amendement très clair et très court, notre Parlement, je cite, "annonce sa volonté d'user du nouveau droit d'initiative que lui conférera la Constitution pour proposer des améliorations à celle-ci"
Je remercie nos deux corapporteurs, Richard Corbett et Iñigo Méndez de Vigo, d'avoir apporté leur soutien à cet amendement, car à travers lui notre Assemblée indique qu'elle est à l'écoute des avancées sociales et démocratiques qu'attendent nos concitoyens, tout en restant encore et toujours l'élément moteur de l'évolution européenne. Par un texte bloqué, la Constitution risquerait d'être bloquée et n'en déplaise à M. Giscard d'Estaing, si le traité constitutionnel devait être gravé dans le marbre, ce ne serait pas le marbre de la statue équestre du Président de la Convention mais peut-être celui de la pierre tombale du projet européen.
Le Groupe Verts vous invite donc à nouveau à avoir une Europe d'avance, car le processus constitutionnel en est encore à ses débuts et c'est sa jeunesse qui, justement, fait sa force et son intérêt.
La source —
parlement_europeen
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Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, la Constitution est l'acte fondateur d'un État, et c'est en toute connaissance de cause que ce terme a été choisi comme le fait de donner à l'Union européenne un drapeau, un hymne, une devise et même une fête nationale. Malgré vos pathétiques dénégations, la Constitution européenne est donc...
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(La prise de parole ci-dessus)