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26 janvier 2005 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, tout d'abord, je voudrais dire au président du Conseil combien nous apprécions sa présence, parce qu'il faut bien avouer que, par le passé dirons­nous, la présidence du Conseil a été rare lors de débats aussi importants. Monsieur le Président de la Commission, je voudrais vous dire que je trouve particulièrement important et intéressant que le Parlement soit associé à la discussion du programme pluriannuel et, surtout, à son adoption. C'est nouveau et important: le programme pluriannuel va en effet faire l'objet d'un accord entre la Commission, le Conseil et le Parlement européen. Nous aurons aussi à discuter du programme législatif et de travail de la Commission. Nous aurions aimé pouvoir en parler dans le détail, mais c'est impossible puisque nous n'avons pas eu le temps d'étudier à fond les propositions qui sont faites par la Commission. Cela étant, je souhaiterais que nous, les politiques, nous puissions participer pleinement à ces discussions et surtout à la prise de décisions; autrement dit, je souhaiterais que nous évitions que ce soient des fonctionnaires, les nôtres et les vôtres, qui décident du programme pluriannuel. De cela, nous ne voulons pas. Ce que nous demandons, c'est que nous, les politiques, nous décidions, puisque nous devenons codécideurs de ce programme. Pour cela, il faut permettre au Parlement européen de travailler avec vous dans les meilleures conditions. Sur le fond, l'année 2005 est déterminante pour nos institutions: je veux parler de la Constitution et de sa ratification. Tous nos efforts doivent converger vers la compétitivité, et donc l'emploi, car la pauvreté est inacceptable en Europe. Mettons un terme aux discours interminables et souvent, malheureusement, minables, et faisons du concret pour la stratégie de Lisbonne. À ce propos, avec votre permission, j'insisterai sur un point. Je suis effrayée de voir que certains continuent d'opposer compétitivité et environnement. Cela veut dire que nous n'avons rien compris au développement durable alors que nous avons vécu, le 26 décembre dernier, l'horreur en Asie, alors que les scientifiques ne cessent de tirer la sonnette d'alarme concernant l'évolution fulgurante des changements climatiques et ses conséquences. Il faut comprendre que la prise en compte de l'environnement est un avantage compétitif: c'est ainsi que se développeront les nouvelles technologies innovantes et prometteuses de nouveaux emplois. Compétitivité, environnement, solidarité sont les nouveaux piliers européens. Nous portons donc un regard attentif à la fois sur la directive REACH et sur la directive services, en pensant que la création d'emplois ne doit pas tuer l'emploi, parce que notre priorité c'est la santé de nos entreprises en même temps que la santé humaine: tout est lié. Votre programme est ambitieux, Monsieur le Président de la Commission, et nous vous soutenons et nous vous soutiendrons concernant les perspectives financières, car il est important que le budget de l'Europe soit capable de financer les priorités et les politiques que nous souhaitons mettre en place ensemble.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2005-01-26_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Président de la Commission, l'Union européenne a mis longtemps à reconnaître l'échec de la stratégie de Lisbonne au regard des objectifs affichés en l'an 2000. J'ai eu l'occasion de citer ici même un rapport de la... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)