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14 décembre 2016 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord remercier notre rapporteur et sa ténacité pour tenir notre mandat. En vain! Ce texte est significatif de ce que j'appellerais l'obsession migratoire des États membres. Au début des années 2000, quand le texte sur l'obligation de visa et ses exemptions a été mis en œuvre, nous étions dans un tout autre paysage et la volonté de l'Union était d'ouvrir ses frontières aux ressortissants des pays avec lesquels elle entendait avoir de bonnes relations. Les accords de libéralisation ont été mis en œuvre avant même que le Parlement européen ne les approuve. Depuis quelques mois, changement total de cap. Les nouveaux accords piétinent dans l'attente de l'adoption de ce mécanisme de suspension. Le Parlement européen a été soumis à un véritable chantage et, au lieu d'améliorer le texte, Conseil et Commission n'ont eu que la volonté de le durcir, les États concernés étant jugés à leur capacité d'être les bons gendarmes de l'Union européenne, notamment au regard des accords de réadmission, et peu importe que les droits fondamentaux soient bafoués. Quand on sait quels sont les acteurs concernés par le blocage, Géorgie et Ukraine, qui ont rempli leurs obligations, mais aussi Kosovo et Turquie, c'est sans surprise. La GUE/NGL ne vous suivra pas sur ce terrain.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2016-12-14_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe ENF. – Monsieur le Président, Schengen est un malade en coma dépassé, mais l’Union européenne tente encore de le sauver. Cette fois, il s’agit de rassurer l’opinion publique en renforçant le mécanisme européen de suspension de visa. L’objectif est de pouvoir rétablir temporairement l’obligation de... Lire ▸