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1ᵉʳ février 2017 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ENF. – Monsieur le Président, l’ouverture du marché européen de la banane à l’Équateur est un risque majeur pour les producteurs antillais. En effet, l’Équateur est le quatrième producteur mondial de bananes: c’est un géant par rapport aux Antilles françaises. Certes, la présente proposition de règlement prévoit des instruments de sauvegarde, mais aucun ne me paraît suffisant. Le plus important est un mécanisme de stabilisation, qui permet de rehausser les droits de douane en cas de dépassement d’un seuil de volume de bananes importées. Cependant, il n’a jamais été utilisé contre le Pérou, qui a pourtant dépassé ce seuil chaque année depuis 2013. Certes, la proposition tente de l’améliorer, en créant un mécanisme d’alerte précoce dès que 80 % du seuil est atteint et en assignant à la Commission une obligation de réagir, mais rien ne garantit que la Commission réagira effectivement. Ces instruments de sauvegarde sont donc des leurres. J’accuse l’Union européenne de sacrifier délibérément les producteurs de bananes antillais sur l’autel de l’ultralibéralisme.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2017-02-01_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, dans la proposition initiale, la Commission considérait que le mécanisme de stabilisation pour les bananes fonctionnait parfaitement. Elle souhaitait ajouter seulement le terme «Équateur». Nous n’avons pas partagé cette position et nous avons agi pour modifier et... Lire ▸