– Monsieur le Président, permettez-moi tout d’abord de déplorer l’absence du président de l’Eurogroupe pour ce débat crucial mais de me réjouir aussi que la croissance soit de retour en Grèce. Nous devrions tous nous en réjouir et soutenir et encourager les Grecs, sur lesquels les marchés financiers se sont tant acharnés.
Pourtant, dans un fanatisme néolibéral que je soupçonne parfois d’être teinté de stéréotypes d’un autre temps, certains continuent à nier l’évidence: il faut restructurer la dette. Au contraire, ils ne cessent de réclamer de nouvelles saignées pour affaiblir un patient ayant déjà enduré les pires souffrances et qui parvient difficilement à se rétablir.
Si la volonté de certains est d’expulser la Grèce de la zone euro ou de tenter de provoquer la chute de son gouvernement, ce sont eux qui se mettent en dehors de notre communauté et anéantissent ce que nous essayons de construire collectivement.
Le gouvernement grec est en bonne voie pour atteindre son objectif d’excédent primaire. C’est le fruit d’un effort colossal. Ceux qui réclameraient un excédent toujours plus grand privent la Grèce de toute perspective. Lorsqu’une des parties exécute sa part du contrat, elle attend en retour que l’autre s’y tienne également.
Dès lundi, les ministres des finances doivent faire un geste significatif et aboutir à un accord favorable et, notamment, permettre que la Grèce ait enfin accès au programme d’achat de titres de la dette de la BCE. La Grèce ne peut pas attendre les élections à venir dans certains États membres et la zone euro non plus.
(L’oratrice accepte de répondre à une question «carton bleu» (article 162, paragraphe 8, du règlement))
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, vous parlez encore de plan de sauvetage mais j’y vois surtout un nouveau plan de dépeçage.
En Grèce, pour satisfaire les créanciers, on privatise à marche forcée. Prenons un exemple emblématique: celui du port du Pirée, le port historique d’Athènes. M. Tsipras a fini par accepter, en avril...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
question «carton bleu». – Oui, je voulais aller dans votre sens. Savez-vous, Madame, que le PIB de la Grèce était de 360 milliards d’euros en 2008 et de 200 milliards aujourd’hui? – j’aurai l’occasion de le dire. Savez-vous aussi que l’excédent financier de la Grèce existait déjà en 2010, hors intérêts de la dette?...
Lire ▸
– Where’s the question? I don’t know what is the question.
– La question est la suivante: comment peut-on sortir de cette politique absolument néfaste? Je vous donnerai une réponse en ce qui concerne le catch-the-eye.
réponse «carton bleu». – Monsieur, je ne suis pas sûre qu’il y ait une vraie question dans votre intervention mais ce que je sais, c’est que nous avons demandé énormément d’efforts, que ces efforts ont été faits, que la Grèce a obtenu des résultats et qu’il s’agit maintenant, comme je l’ai dit, notamment de...
Lire ▸