au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Commissaires, chers collègues, les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse.
La COP 23 pour le climat se tient en ce moment à quelques kilomètres d’ici, en Allemagne, et qu’est-ce qu’on y entend? Qu’il faut agir. Tout le monde sait qu’il faut agir. Mais que faisons-nous concrètement pour respecter les objectifs de la COP 21 et limiter le réchauffement à deux degrés d’ici la fin du siècle?
Tout le monde sait que, pour cela, il faut notamment que le secteur des transports réduise enfin ses émissions de CO2 qui ont augmenté de 30 % depuis 1990.
Alors tout le monde le sait. Eh ben non, car il y a un petit groupe qui résiste, ce sont les constructeurs automobiles, eux seuls refusent de voir la réalité en face. Hélas, avec votre proposition, peu ambitieuse, ils peuvent dormir tranquilles.
Pourquoi vous contenter de fixer un objectif de 30 % de réduction des émissions de CO2 alors que plusieurs pays européens vous réclament cette réduction de 40 % d’ici 2030?
Pourquoi juste inciter les constructeurs à produire 15 % de ces véhicules propres en 2025, alors qu’il faudrait un quota obligatoire, comme la Chine, qui en produira 10 % dès 2019?
Pourquoi leur offrir en récompense le droit de polluer plus, s’ils produisent ces quotas de véhicules propres, et ne fixer aucune sanction, dans le cas inverse, s’ils n’en produisent pas?
Votre proposition n’est pas à la hauteur des enjeux. Des enjeux qui concernent les citoyens, puisqu’on ne règle pas la question de la pollution, les salariés, puisqu’on ne pose pas les bases d’une reconversion durable de la filière en Europe, et les consommateurs européens, qui ne peuvent toujours pas bénéficier d’une vraie mobilité propre.
Alors, je ne vous parle pas des générations futures, je vous parle des générations présentes, mes chers collègues, de ces enfants qui sont dans vos cours d’école et qui respirent la pollution, de ces gens qui ont découvert il y a deux ans qu’ils étaient victimes d’une gigantesque arnaque au diesel et à qui vous demandez aujourd’hui de faire confiance aux constructeurs automobiles.
L’urgence climatique, elle est là. Nous savons tous que nous dansons sur un volcan. Si Trump a décidé de ne rien faire, eh bien l’Europe, elle, doit être capable d’être le leader dans l’action, alors on vous accompagnera dans votre action, parce que nous ne pouvons plus parler du réchauffement climatique, mais de péril climatique.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe ENF. – Monsieur le Président, la politique de l’Union consiste à développer toujours plus les échanges entre États membres. Les voitures produites en Roumanie ou en République tchèque partent en France ou en Espagne, qui envoie ses tomates au Danemark ou en Allemagne, qui vend ses porcs en Italie...
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