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16 novembre 2017 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe GUE/NGL. – Madame la Présidente, je me pose la question de la valeur des recommandations en matière de liberté de la presse à Madagascar, quand, en Europe, les lanceurs d’alerte sont traduits en justice. Quelle est aussi la force morale des recommandations en matière de respect des droits fondamentaux, quand les entreprises européennes violent dans le monde entier les droits de millions de travailleurs? Quelle est aussi la valeur des recommandations pour la réforme du code minier dans la grande île, quand on omet de dénoncer la spoliation des terres et l’exploitation des ressources minières par les compagnies européennes? Car on aurait mieux fait d’adresser ces recommandations à l’entreprise allemande Tantalus, qui s’est accaparé 300 kilomètres de terres sur le dos des paysans malgaches. En fait, comme toujours, sous couvert des droits de l’homme, c’est toujours par l’ingérence économique, par l’ingérence politique que l’on poursuit ce qui nous obsède ici, c’est-à-dire les intérêts de l’Union européenne, des pays européens et des multinationales européennes.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2017-11-16_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, en écoutant certaines personnes, je constate qu’elles sont un peu déconnectées de ce qui se passe exactement à Madagascar. Les insuffisances de Madagascar en matière de démocratie ne justifient pas d’acculer sa population à la pauvreté. Mes collègues ont ainsi souligné,... Lire ▸