geheim.land Recherche Politique
16 novembre 2017 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, en écoutant certaines personnes, je constate qu’elles sont un peu déconnectées de ce qui se passe exactement à Madagascar. Les insuffisances de Madagascar en matière de démocratie ne justifient pas d’acculer sa population à la pauvreté. Mes collègues ont ainsi souligné, à juste titre, les conséquences dramatiques du gel des financements européens de 2009 à 2014, puisque ce pays dépend à 50 % de l’aide internationale. Madagascar n’est pas plus épargnée que l’Europe par l’infiltration islamiste et le risque terroriste y est désormais tangible. À cet égard, les Européens, comme l’ensemble de la communauté internationale, doivent se garder de toute ingérence quant à la question de la minorité musulmane des Khojas. Madagascar est en effet, avant tout, aux prises avec une situation économique inextricable, puisque l’aggravation des inégalités depuis 2005 et les infrastructures défaillantes compromettent tout espoir de reprise. Un effort considérable sera nécessaire pour améliorer les conditions d’existence des 92 % de Malgaches qui survivent avec moins de deux euros par jour. Un développement, par exemple, de l’élevage des crevettes locales – les meilleures au monde – serait une avancée. Les ravages de la peste, qui a causé la mort de 127 personnes durant les mois d’août et octobre, sont le dernier symptôme tragique de ce dénuement extrême. L’intervention européenne est cruciale tant les autorités malgaches peinent à faire face à cette crise sanitaire qui, selon l’Organisation mondiale de la santé, devrait se poursuivre jusqu’en avril de l’année prochaine. Notre mobilisation est donc urgente pour sortir Madagascar de l’ornière de l’instabilité chronique de la famine et de la maladie.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2017-11-16_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

au nom du groupe GUE/NGL. – Madame la Présidente, je me pose la question de la valeur des recommandations en matière de liberté de la presse à Madagascar, quand, en Europe, les lanceurs d’alerte sont traduits en justice. Quelle est aussi la force morale des recommandations en matière de respect des droits... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)