au nom du groupe EFDD. – Monsieur le Président, mes chers collègues, aujourd’hui encore plus que d’ordinaire, je suis fier d’appartenir au peuple français. C’est le peuple qui, dès 1954, par la voix de ses représentants, rejeta la Communauté européenne de défense. Dans la continuité des députés français, je m’oppose aujourd’hui à la politique européenne de sécurité et de défense commune et à sa nouvelle avancée fédérale, dont les peuples ne veulent pas plus maintenant qu’autrefois.
Le rapport qui nous est présenté aujourd’hui montre combien l’Union européenne se fait en dépit et contre la volonté des peuples et de leurs intérêts. Longtemps, cela s’est fait en catimini, mais c’est devenu évident depuis l’infâme traité de Lisbonne, qui a été imposé aux peuples d’Europe, et particulièrement au mien, alors que les votes populaires avaient été extrêmement clairs.
Nous contestons déjà le bien-fondé de l’OTAN, organisation qui met les moyens militaires de ses membres sous le commandement d’une volonté politique qui n’est pas celle de leur peuple. L’Union européenne se place sous la dépendance de l’OTAN, donc des intérêts américains, alors que la politique étrangère de Trump est marquée par l’incertitude et qu’il est plus que jamais nécessaire que chaque pays conserve sa liberté d’agir.
Oui, coopérer avec des alliés et mener des opérations militaires communes est utile, mais constituer une force unique commandée par l’Union européenne, certainement pas. À quoi peut servir une force européenne? À mener des guerres extérieures? Mais il n’est nul besoin d’une défense commune pour cela.
Des actions politiques menées contre ceux qui osent se rebeller contre l’Union européenne nous montrent le véritable danger. Lorsque les eurocrates disposeront du commandement sur des forces armées, ce n’est pas contre des ennemis extérieurs qu’ils le tourneront, ce sera contre les peuples d’Europe. Ils ne se contenteront plus de bafouer les référendums, d’imposer des actions et d’adresser des remontrances. Ils enverront les chars faire régner l’ordre à Varsovie, à Rome, à Paris et, partout, les peuples opprimés par Bruxelles voudront se battre pour retrouver leur liberté.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe ENF. – Monsieur le Président, chers collègues, voilà deux rapports intimement liés puisqu’ils portent, respectivement, sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la politique de sécurité et de défense commune (PSDC).
Ces deux rapports ont été confiés à des députés du parti de Mme...
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– Monsieur le Président, nous avons trop souvent, Madame la Haute représentante, regretté ici dans cette assemblée la faiblesse et la lenteur des progrès dans la mise en œuvre du traité de Lisbonne pour ne pas nous réjouir aujourd’hui de voir qu’enfin, la plupart de ces dispositions sont adoptées et vont être mises...
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