– Madame la Présidente, depuis juillet 2016, la situation en Turquie ne cesse de se dégrader.
Des milliers de personnes croupissent dans les prisons, y compris sans qu’aucune accusation réelle n’ait été portée contre eux ou sans qu’ils puissent avoir accès à un avocat. Les témoignages de tortures se multiplient: fonctionnaires, avocats, magistrats, défenseurs des droits de l’homme en font les frais parmi d’autres. Les journalistes de Cumhuriyet comme les responsables d’Amnesty International en sont des symboles, mais les minorités, et notamment les Kurdes, en sont les principales victimes.
La lutte contre le terrorisme a bon dos. C’est une répression tous azimuts qui est en cours et l’invasion d’Afrine a permis à Recep Erdogan de durcir encore un peu plus l’état d’urgence. Comment peut-on laisser la Turquie intervenir à Afrine avec l’aide de groupes terroristes contre ceux qui ont été parmi les principaux acteurs de la lutte contre Daech? L’état de droit, les droits de l’homme, le droit international ont-ils encore un sens pour l’Union européenne?
Il est temps d’arrêter M. Erdogan, les troupes turques doivent se retirer de Syrie.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, nous voilà encore à débattre du régime de M. Erdogan, qui piétine allègrement les droits de l’homme dans son propre pays, mais aussi en Syrie.
Au cours d’un entretien, la veille de son déplacement à Rome, celui qui se rêve en sultan d’un empire ottoman reconstitué assume son odieux chantage...
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