– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, régulièrement, en session plénière, la question des pesticides s’invite dans le débat.
Une fois de plus, certains s’ingénient à opposer agriculture et environnement, en jouant sur la peur légitime de nos concitoyens. À l’occasion de ce rapport, je souhaite redire – comme je fais depuis le début de mon mandat – que les agriculteurs sont les premiers écologistes.
Nos concitoyens ont besoin d’être rassurés sur l’utilisation des produits phytosanitaires. À ce titre, je suis convaincue que la science doit être la base incontestable de toutes nos décisions. Nous devons avoir une approche positive concernant la place de l’agriculture dans la transition écologique et son rapport aux questions environnementales.
Pour des pratiques agricoles toujours plus respectueuses de l’environnement, il est indispensable d’accompagner les professionnels. Ils doivent pouvoir disposer de solutions adaptées à chaque type d’agriculture, que ces solutions soient phytopharmaceutiques, naturelles ou de synthèse, ou qu’elles fassent appel à des méthodes alternatives.
Si ce texte respecte cette approche, je souhaite rappeler à tous et à vous, Monsieur le Commissaire, que la PAC est avant tout une politique agricole et non une politique environnementale. Pour autant, la PAC doit accompagner les agriculteurs vers la double performance économique et environnementale. La transition écologique sera réussie, si elle est économiquement viable, ou elle ne sera pas.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, la directive de 2009 – qui traitait de l’utilisation des pesticides compatibles avec le développement durable – avait des objectifs pertinents et cohérents et encourageait la réduction des pesticides et les alternatives. Or, vous, la Commission, avez pris trois ans de retard avant de faire...
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(La prise de parole ci-dessus)