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18 décembre 2019 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, Madame la Présidente, nous sommes à un moment très important pour l’Union européenne. Vous l’avez dit dans votre discours d’investiture, vous le savez, Monsieur le Président, vous qui venez d’accepter une charge extrêmement importante: dix ans, c’est un bel âge. En France, c’est l’âge où les enfants passent de l’école au collège puis au lycée, c’est à dire qu’ils entrent dans une nouvelle ère, une nouvelle vie, celle où ils se séparent un peu – j’allais dire, du confort de l’école – pour aller vers une situation qui est plus compliquée, qui leur permet d’affronter le monde qui vient. Le monde a changé en dix ans; vous le savez, nous le savons. Le défi auquel nous sommes confrontés maintenant n’est plus le défi que nous devions relever il y a dix ans. Les questions climatiques, les questions sociales, les questions de migrations, de déplacements de population, les questions de démocratie, le danger qui pèse sur nos démocraties et parfois à l’intérieur même de l’Union, de l’état de droit, sont des sujets nouveaux. Nous devons faire évoluer les règles. Dans un monde qui change, nous devons également changer nos propres règles, nous devons le faire dans une logique démocratique et dans le respect de l’état de droit; je le dis, et je me tourne vers le Conseil: l’intergouvernementalité doit évoluer, vous devez maintenant vous appuyer davantage sur les représentants des citoyens, c’est-à-dire le Parlement européen. Le traité de Lisbonne a permis cette première avancée. Il est absolument essentiel de continuer dans ce processus et le Conseil lui-même doit devenir plus transparent. Alors la Commission pourra s’appuyer sur deux colégislateurs. Oui, cela vient d’être expliqué. La Conférence sur l’avenir de l’Europe, que vous avez portée dans votre discours, Madame la Présidente, est quelque chose d’essentiel, de nouveau. En dix ans, les citoyens, la société civile sont entrés dans le débat public. Nous devons maintenant prendre en compte, de manière extrêmement forte, leurs attentes. Nous ne pourrons pas continuer une Union européenne contre ou sans les citoyens et la société civile. C’est la raison pour laquelle, pour cette Conférence sur l’avenir de l’Europe, nous ne devons pas nous contenter d’écouter les citoyens, nous devons les associer à notre projet européen, faire qu’enfin, au XXIe siècle, il y ait une citoyenneté européenne qui se mette en place, qui ne soit pas la somme des 27 citoyennetés de chacun des États membres. Il y a quelque chose de supérieur: c’est l’intérêt général européen. Madame la Présidente, Monsieur le Président, je sais que le Parlement sera là pour vous aider à faire en sorte que les citoyennes et les citoyens entrent dans le débat public et la société civile aussi. Aidez-nous, ne laissez pas passer cette chance qui est peut-être l’une des dernières chances de l’Europe de pouvoir se rapprocher de ses citoyens. Monsieur le Président – je terminerai là-dessus –, il y a 70 ans, un autre événement a eu lieu. Sir Winston Churchill a pris la parole à quelques centaines de mètres d’ici, place Kléber, à un balcon, et il a juste dit ces quelques mots, et je voudrais vous les citer parce que cela reste d’actualité: «les dangers qui nous menacent sont grands, mais grande aussi est notre force. Il n’y a aucune raison de ne pas réussir à réaliser le but et à établir la structure de cette Europe unie». Cela était vrai il y a 70 ans, cela reste encore plus vrai que jamais aujourd’hui.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2019-12-18_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, c’est une drôle de sensation pour nous que de célébrer l’anniversaire du traité de Lisbonne, alors qu’il n’aurait pas dû être adopté après les résultats des référendums en France, aux Pays-Bas et en Irlande. La mise à sac brutale de la Grèce a confirmé le caractère... Lire ▸